« Tiens ? V'là la pluie ! Ah ! Quel Sale temps ! »

C'est ce que toute personne normalement constituée (ou fan de Bobby Lapointe) eût pu dire il y a trois jours, lorsque, contre toute attente (je ne suis pas la météo en semaine) le ciel de San Francisco s'est mis à cracher tout ce qu'il n'avait pas fait tomber depuis les neuf derniers mois... Moi, j'ai plutôt pensé : chouette ! Normal pour un hibou breton, non ?

Bon sang ce que ça me manquait, la pluie ! Et pour le coup, en guise de retour à une hygrométrie normale, on a eu le droit à la totale : une belle journée de tempête... Alors quand je dis tempête, ne vous affolez pas hein, rien que ma Bretagne natale ne rencontre plusieurs fois par an... Mais j'ai quand même eu le plaisir d'être réveillé à 5h du matin par les trombes tombant sur mon toit (et d'apprécier le spectacle auditif bien puchette sous mes plumes en me rendormant), d'aller au boulot en luttant pour que mon parapluie ne se fasse pas retourner comme une vulgaire crêpe, ou en encore de constater à mon retour chez moi que le gros arbre de mes voisins avait perdu une grosse branche au cours de la journée (qui a donc dû être mouvementée pour le pauvre végétal).

Ah, ces souvenirs de ballades au bord de la mer avec un baston pas possible à se faire rincer... Par exemple, Toussaint 99, pointe de la torche, un jour de championnat du monde de planche à voile, des vagues de 4 mètres et Patrice Belbeoc'h et toute une autre tripotée qui faisaient mumuse dans les vagues...

Enfin bon, là j'ai peu eu l'occasion d'apprécier les éléments, étant au boulot et peut-être sur le point d'obtenir (enfin) un résultat intéressant... Eh oui, enfin ! Il a bien fallu s'occuper pour ne pas céder à la déprime de retour de France (que voulez-vous, les Lyonnais et les Grenoblois m'ont réservé un accueil formidable et m'ont fait revivre en une semaine tout ce que je n'avais pas vécu pendant un an), et donc j'ai mis les bouchées doubles au boulot... Et maintenant, j'avoue que j'accuse le coup !

Voilà donc, mon retour à Berkeley et sur ce blog (j'espère ainsi calmer les inquiétudes de ma chère sœur au passage), et les raisons de ma si longue absence. Je vais maintenant me reposer de toutes ces émotions en ne faisant absolument rien du week-end (à part peut-être ranger mon bordel, et encore) !