Le billet de cette semaine sera enthousiaste ! Eh oui, figurez-vous que je reviens tout juste d'être allé chatouiller la brise (la dame de la météo marine eût dit : force 6 à 7 Beaufort, localement 8 en rafales mollissant 4 à 5 en milieu d'après-midi), et c'était bon !

Il faut dire que Dame Nature avait bien fait les choses pour mon véritable rebaptême des éléments : pluie, vent et grains... Pour peu que les gens eussent parlé Français, je me serais cru en Bretagne ! Je parle de véritable reprise de la planche à voile car les clapotages effectués par force 2 les semaines précédentes n'avaient pour but que de me rassurer quant à mes souvenirs de la manipulation de l'objet. Ceci dit, sans avoir particulièrement brillé dans les manœuvres, j'ai réussi à me débrouiller suffisamment pour être satisfait.

Je vous épargne mes critiques de ces planches de débutant nouvelles génération (courtes et larges) qui enfournent au moindre clapot et qui ont tendance à partir au vent dès qu'on veut se placer trop à l'arrière (sauf si la dérive est dans l'eau, mais ça n'a aucun intérêt), mais qui ont quand même l'avantage d'accélérer beaucoup plus par rapport à leurs aînées de 3m50... Avec un peu de chance, je devrais bientôt pouvoir abandonner ces chers bibendums pour des planches plus fines à condition que je trouve quelqu'un pour constater que je sais gréer une voile, empanner, virer de bord et remonter au vent (ce que j'ai pu vérifier dans des conditions un peu fortes aujourd'hui, c'est cool).

Après cette petite séquence de massage "à la Bretonne", il fallait bien rentrer à la maison (en vélo et sous la pluie, merci la cape Quechua !) histoire de se prendre une bonne tisane bien chaude avec des céréales et des fruits (il faudrait que je me fasse du quatre quarts tiens, ce serait idéal !), après quoi une douche brûlante et une soupe aux asperges et je pourrai aller dormir sur mes deux oreilles... On pourrait objecter que je n'ai pas été raisonnable vu la maladie qui m'a plombé la semaine, mais ça valait le coup !