Je lisais beaucoup de bouquins (de Roald Dahl notamment) qui avaient une quatrième de couverture portant ces mots quand j'étais petit. Je les trouve plutôt bien adaptés pour le cas présent : dire tout ce que je n'ai pas réussi dire avant de partir de France, raconter comment j'ai vécu la fin de cette longue période Lyonnaise.

Parce que mine de rien, ils s'en sont passées des choses en 7 ans, au niveau travail, famille, patrie (eh oui, Le Pen au second tour, c'était en 2002), et surtout amis, dont le nombre dans mon entourage à sacrément augmenté.

Et donc il a fallu ranger tout ça : tous ces papiers divers, de l'administratif au personnel en passant par tout mon travail qui a progressivement évolué du travail d'étudiant à celui de chercheur débutant.

Il a fallu aussi voir tout le monde, profiter de vos présences avant cette mise en distance de nos relations. C'était bizarre d'être à la fois content de vous voir et un peu cafardeux de vous mettre entre parenthèse (avec intermèdes, et j'y tiens) pendant tout ce temps.

D'autant que mon organisation déjà peu optimale d'ordinaire était devenue carrément catastrophique avec le bazar supplémentaire induit par mes problèmes de visa.

Me voilà donc arrivé, je suis encore dans une période de transition puisque je ne suis pas encore installé, je n'ai pas encore de projet scientifique bien défini, pas d'appartement pour l'instant mais ces choses viennent, je profite juste de la pause de Thanksgiving pour raconter mes états d'âme pré-departum sur la toile. Ce n'est certes pas très pudique, mais je ne crois pas l'avoir jamais beaucoup été en matières d'états d'âmes de toutes façons.

Voici donc le blog du Hibou qui commence par la fin, mais promis, je vais me mettre à raconter le début dès qu'il y aura lieu de le faire.