Un Breton à San Francisco

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dimanche 29 novembre 2009

Joyeux anniversaire !

Pour cause de perte de câble USB pour transférer mes photos sur mon ordinateur, les images associées à ce billet viendront plus tard.

Mise à jour du 6 décembre : j'ai racheté un câble USB.

Et voilà, ce blog a un an ! On en peut pas vraiment dire qu'il ait débordé d'activité, et particulièrement ces derniers temps, mais j'ai quand même une moyenne supérieure à un billet toutes les deux semaines, donc je suis pas trop mécontent (bien que j'eusse aimé avoir près d'un billet par semaine). Mais bon, c'est comme ça, il s'est avéré que ma vie américaine n'était pas si palpitante que ça, et qu'en plus de ça (et c'est la principale cause de mon silence dernièrement), le boulot s'est avéré bien plus dur que je ne le pensais : la para-hydrogène, c'est bien, mais ça dépend vraiment trop de la chimie pour être franchement intéressant. Enfin, on essaye quand même de boucler nos objectif primaires avant de passer à quelque chose qui tatane un peu plus...

Mais bon, tout cela est en cours. Après quelques tensions autour de l'organisation du boulot dans ma mini-équipe, une mise au point et quelques nuits blanches plus tard, on s'est remis à bosser comme des brutes pour se débarrasser de ce boulet qu'on traîne depuis un an. Ceci ayant pour résultat de vous donner un Hibou fatigué et tendu (et a fortiori peu communicatif). Mais heureusement que le week-end de Thanksgiving est là pour reposer un peu tout ce beau monde. Quatre jour de glandouille totale, entre jeux de plateau, ménage et balade à San Francisco.

Et cette balade est donc le sujet d'aujourd'hui. Ma chère maman m'ayant laissé un livre intitulé "Stairways walks in San Francisco" je me suis (enfin) laissé par l'une d'entre elle, celle qui fait la couverture avec un bel escalier tout décoré par des mosaïques multicolores.

Là il devrait y avoir une ou deux jolies photos. En fait il y en aura trois :

StairWay1.jpg

StairWay2.jpg

StairWayDetail.jpg

Alors, bien sûr, on se déplace pour l'escalier en question (l'est vachtement joli quand même), mais il n'y a pas que ça. La balade en question offre aussi de splendides vues sur le pacifique. Et comme j'y suis allé en fin d'après-midi, j'ai pu voir le coucher de soleil depuis grand view park et admirer une vue panoramique de San Francisco d'un point de vue qui n'est pas sur les cartes postales. Tout ça me conforte dans l'idée que les plus belles lumières sont dans les fins d'après-midi hivernales.

Baraque.jpg

PanoSF_small.jpg

Sunset.jpg

En plus, et pour ne pas gâcher les sensations, il y avait un fort vent de secteur nord (un peu trop fort et trop nord pour véliplancher ceci dit... Faudrait que je m'y remette un de ces jours). En tout cas donc, fort jolie balade, mais qui laisse rêveur sur les moyens de certaines personnes. La taille des baraques, ainsi que des bagnoles (une limo garée devant une maison quand même), et la qualité du cadre (vue époustouflante sur le pacifique ou la baie et les twin peaks). Bref, je me dis que, que ce soit de pauvreté(1) ou de richesse, je ne vis pas dans le même monde que bien des gens !

(1) J'ai eu un aperçu un peu triste de la vie d'un pauvre gars à qui j'avais donné ma part de pizza restante après une soirée avec des amis dimanche dernier. En plus de manger, le pauvre garçon voulait aussi parler, alors je l'ai écouté... Et dire que tous ces gens vivent dans la même ville !

samedi 22 août 2009

Crapahutage de volcan : Yellowstone

Je ne me suis toujours pas attelé à la lourde (hum hum) tâche d'écrire mes cartes postales (enfin je me rends compte que, toujours aussi doué, je n'en ai pas acheté assez), et donc, pour vous faire patienter, voici un petit récit bloguesque de notre périple familial au parc national de Yellowstone.

Pour vous présenter le tableau, le périple comportait quelques composantes à risque : un voyage de 3200 km aller-retour, camping pendant une semaine, le tout en famille donc, ce qui peut parfois mener au clash rapidement (pensez-vous, depuis 30 ans qu'on se connaît tous, on sait comment se faire tourner en bourrique).

Pour la partie trajet, nous avons donc fait San Francisco - Yellowstone en bagnole. Évidemment, ça prend du temps, mais ça nous a permis de vérifier les dires de mon cothurne et de sa douce : les hôtels-casino du Nevada sont de très bon plans vous voulez dormir pour pas cher (en semaine uniquement, le samedi c'est bondé). Après avoir mis nos montres à l'heure des montagnes, nous avons pu enfin aborder le parc par l'entrée sud (nous étions 4 à vouloir passer par l'ouest, plus rapide, mais papa voulait passer par le sud, nous avons donc pris l'entrée sud). Le but de la manœuvre était de voir la chaine de montagne du Grand Téton (oui, on en a déduit que les trappeurs qui l'ont baptisée ne devaient pas avoir vu de femme depuis longtemps) qui était fort jolie, il est vrai, mais que nous avions prévu de voir au retour...

Bref, ceci étant fait, nous avons pu poser nos tentes dans un camping de Grant Village, à proximité de la majorité des geysers de Yellowstone. Car il faut savoir que dans ce parc, il y a trois grands types de choses à faire, du plus « banal » au plus exotique : faire de belles randonnées, voir des animaux sauvages, voir des manifestations géologiques rigolotes comme des geysers, des pots de boue, des fumerolles, des rivières bouillantes, des coulées de lave ayant formé des orgues, des arbres fossilisés, et j'en passe.

Alors, comme de bons touristes que nous étions, nous avons commencé par le Vieux Fidèle, vous savez, ce geyser presque aussi régulier qu'une horloge, qui évacue quelques tonnes d'eau bouillante toute les heures, à peu près. Bon, je vais faire le blasé, mais il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Par contre, le bassin de geysers et de sources qu'il y avait derrière (upper geyser basin) valait franchement le détour :

TearDrop.jpg

HeartSpring.jpg

MorningGloryPool.jpg

FireholeDrive.jpg

Et puis, le vieux fidèle, il crache peut-être souvent, mais c'est pas impressionnant par rapport à ce qu'on a pu voir du Grand geyser (de loin et sous l'orage, mais ça défrisait quand même (1)) !

Cette première journée nous a ensuite fait voir les deux autres bassin autour de Grant village (midway et lower geyser basins) avec notamment la fameuse source de Grand Prismatic qui valait bel et bien le détour :

GrandPrismatic.jpg

Nous avons ensuite passé les deux jours suivant à faire une randonnée autour du lac Shoshone : « le plus grand lac d'altitude non accessible par la route » - oui, les américains aiment bien dire que c'est eux qui ont la plus grosse... Réserve d'eau d'altitude préservée de la civilisation, bien entendu ! Un coin riant et bucolique, mais affreusement pourri de moustique ! Mais bon sang quelle belle randonnée ! La première journée nous a fait avancer sur un chemin en gravier d'obsidienne au fond d'une vallée verte et pleine de fleurs sauvages. La fin de la marche, bien qu'un peu dure(2) nous a fait arriver à notre campement au bord du lac, où nous avons pu nous baigner avant de flipper sur la possibilité de se faire à bouffer étant donné que le réchaud à essence du beau-frère donnait quelques signes de faiblesse. Mais le beau-frère en question a assuré comme un dieu, et nous a permis d'avoir à boire et à manger juste avant que l'orage n'éclate. Après ça, il n'y avait plus qu'à accrocher les sacs à l'abri des ours, et dormir sur nos deux oreilles.

Shoshone1.jpg

Shoshone2.jpg

Le retour se fit sans encombre, et nous sommes arrivés au parking de fin de parcours en même temps que l'orage(3).

Nous avons alors pu nous diriger vers le bassin de Norris le lendemain, où nous avons conquis une place de camping de haute lutte (et non sans honte pour ma pomme, mais ne nous égarons pas sur les détails douloureux) avant de partir, sur les deux jours suivants, pour les terrasses de Mammoth hot springs(4), le canyon de la rivière Yellowstone (et ses impressionnantes chutes d'eau), ou bien encore la vallée de Hayden, pleine de bisons et d'une louve et son petit, vus à la lunette d'un ranger qui expliquait fort bien la vie de ces gros toutous sauvages. En vrac, ça donnait ça :

Terrace.jpg

FormingTerrace.jpg

Bison.jpg

(Dédicace toute spéciale à Pierre D. pour celle là !)

LowerFall.jpg

Canyon.jpg

Norris_PorcelainBasin.jpg

Étonnant non ?

Enfin, nous nous sommes dirigés vers la vallée de Lamar, connue pour l'abondance de sa faune (antilope, bisons, ours, loups), et encore une fois, les bisons étaient au rendez-vous (on a même cru qu'ils nous empêcheraient de redescendre de notre balade jusqu'aux arbres fossiles), ainsi que quelques antilopes, un vieux loup rabougri, et peut-être une ourse et son petit vus à la jumelle par mon cher beauf', mais le temps de décrire leur position, ils s'étaient cachés(5). C'est en faisant route vers notre camping final que nous avons étés arrêtés par un attroupement sur la route : six loups faisaient leur sieste à quelques centaines de mètres de là, offerts aux objectifs des appareils et longues vues des touristes et amateurs de faune sauvage... Un vrai régal, d'autant que certains des amateurs sus-décrits laissaient volontiers les touristes regarder dans leur lunette, à la seule condition de garder les loups (qui se déplaçaient) dans le champ de vision du bidule.

FossilTree.jpg

Nous sommes donc repartis le lendemain, non sans passer par le parc de Grand Téton encore une fois où, bien qu'arrivant tardivement, nous avons pu voir quelques castors à l'œuvre(6). Nous en avons aussi profité pour passer voir le grand lac salé, avec en prime un magnifique coucher de soleil sur Antelope island... Enfin, quand je dis « nous », j'avais un mal de tête (ça faisait longtemps) qui m'a un peu plombé la beauté du moment. Mais c'était beau quand même !

TetonRange.jpg

AntelopeIsland.jpg

Je passerai sur les détails du retour, nous avons fini par arriver sains et saufs en Californie, où mes chers visiteurs ont pu préparer la suite de leurs séjours respectifs. Ils se sont vraisemblablement bien plus dans les parcs de l'Utah et de Californie, et m'ont donné encore plus envie de me balader dans ces coins. Promis, je ferai des billets quand j'y serai allé. De toutes façons, il serait dommage de ne pas profiter de tout le matos que ce voyage m'a apporté : une tente, un sac de couchage, deux glacières, une table pliante, cinq chaises pliantes, un réchaud à gaz double feu et une lampe à gaz ! Ah, et bien sûr, le passe annuel pour tous les parcs nationaux des États-Unis !

Moralité : à bientôt pour de nouvelles aventures !

(1) et dois-je vous rappeler que votre serviteur n'a, en général pas beaucoup de cheveux.

(2) presque deux heures de petites montées et descentes dans un bois fort joli, mais qui ne laissait aucun indice sur le moment où nous arriverions.

(3) vous commencez à le comprendre mon "running gag" là, non ?

(4) et sa "boiling river" où nous nous sommes baignés sur les conseils d'un Gnome

(5) on en déduit donc que je suis l'homme qui a vu l'homme qu'a peut-être vu l'ours... En fait c'est même mieux que ça, ma sœur et son mari ont eu tout le loisir d'observer des ours noirs au parc de Yosemite après ça...

(6) castors qui n'avaient rien à voir avec ça

dimanche 9 août 2009

Crapahutage de volcan : Mount Lassen

Alors bon, c'est bien joli les vacances, mais ça ne fait pas avancer le blog (et j'ai aussi plein de cartes postales en retard, bravo) ! Du coup je n'ai pas pris le temps de raconter mon week-end de pré-vacances, passé au parc national volcanique du mont Lassen. C'était une sorte de préambule à mes vacances à Yellowstone car ce volcan actif est beaucoup plus petit que le supervolcan du Wyoming.

Oui, le mont Lassen est considéré comme actif de par le fait qu'il est entré en éruption il y a moins d'une dizaine de millier d'année... En l'occurrence, franchement moins puisque sa dernière éruption remonte à 95 ans. Mais bon, pour le coup, on n'a pas vraiment été effrayés par la bête quand même... Au contraire, votre serviteur se sentait plutôt émerveillé par ces beautés géologiques...

La montagne semblait même plutôt amicale, eût égard au clin d'œil qu'elle nous fit à notre arrivée :

VulcansEye.JPG

Et ce tas de cailloux nous réservait pas mal de jolies choses, j'ai pu, par exemple, faire la connaissance du bruit (d'avion), de l'odeur (d'œuf pourri) et des couleurs (pastel) des fumerolles de Bumpass Hell, lieu de sinistre mémoire pour un cow-boy du 19e siècle, mais pas trop pour nous :

BumpassMudPot.JPG

Cette petite balade, s'est terminée sur un chemin fort bucolique, plein d'arbres, de verdure et de fleurs sauvages. Mais ce n'était que la randonnée apéritive, le plat de résistance (enfin un peu léger, il faut admettre) était la grimpette sur le volcan lui même. Enfin, quand je dis « le volcan lui même », il ne faut pas oublier que les volcans sont légions dans la région, et que Lassen n'est finalement qu'une résurgence d'un volcan effondré il y a 27000 ans, le mont Tehama (qui l'eût fait passer pour un hobbit soit dit en passant), ce dernier étant apparemment responsable d'une bonne partie des manifestation géothermiques de la zone. Mais bref, tout ça pour dire, parodiant Obélix, qu'on avait une belle vue de la haut, sur les environs, mais aussi sur le cratère un peu chaotique de la bête :

CraterChaos.JPG

La bête, d'ailleurs, elle a cette cette là, du point de vue de la zone dévastée par les flots de boue et les nuées ardentes de 1914-1915 (gardons a l'esprit que, bien que joli, ça reste un volcan... Je serais curieux de voir la vallée du Saint Helens, tiens) :

Lassen_Mudflow.JPG

Enfin, pour finir notre week-end, nous somme retournés à une balade plus classique, qui nous a amené aux chutes d'eau de king's creek. Pas les plus impressionnantes que j'ai vues malgré le petit nombres de chutes vues à mon palmarès, mais jolies tout plein, sur une roche noire en escalier, je vous fais juges :

KingsCreekFall2_small.jpg

Enfin, tout ça présentait une belle mise en jambes pour ce qui devait venir par la suite : le parc de Yellowstone, le même genre de choses mais en beaucoup plus grand, et avec des animaux ! À bientôt.

jeudi 23 juillet 2009

Vacances !

Enfin ! Après 9 mois de travail plus ou moins acharné, je m'octroie 10 jours de vacances en famille dans le parc de Yellowstone. Au programme, camping de luxe et rando grandiose (enfin on espère), mais avant ça, 16 heures de route bien tassées.

J'ai du retard dans mes billets, il me faudrait poster mon week-end de randonnée au mont Lassen le week-end dernier, mais ce sera pour mon retour, il y aura du texte et des jolies images. À bientôt !

lundi 6 juillet 2009

« Bof, ce ne sont que des cailloux et de l'eau »

Et du bois, eût dû ajouter mon cher cothurne, mais, n'ayant pas les mêmes facultés que Glö, nous ne pouvions pas être à Yosemite National Park (où il a eu cette sortie, donc) et Sequoia National Park le même jour... Car il faut dire que la visite de Cothurne et sa Douce a provoqué nombre de jolies balades dans ce bel état de Californie.

À commencer par une visite de quelques hauts lieux du film « The Rock » avec Nicolas Cage et Sean Connery, dont un autre cothurne est un grand fan. Je dédie donc cette photo de l'exploratorium de physique à notre chère Belette (sache que ça me ferait plaisir que tu vinsses le voir de tes propres yeux, soit dit en passant) :

Exploratorium_sm.jpg

Mais les plus belles surprises de cette première promenade ne furent pas des choses classiques comme Alcatraz ou le Golden Gate (à noter d'ailleurs que, d'après le film suscité, il faut environ 2 minutes pour aller de ce dernier au premier en avion de chasse, étonnant non ?), mais bien le bon goût Américain qui, en plus de nous imposer des drapeaux de toutes tailles à tous les coins de rue, nous balance à la vue des taillages de haies rococo à faire vomir tout jardinier qui se respecte (Beatlesman, surtout tiens bon, ça va être dur là) :

Licorne.jpg

Mais le week-end n'étant pas infini, je n'ai pas pu continuer l'exploration de ces perles paysagistiques, et tandis que Boubou et sa moitié poursuivaient leur exploration de la ville, puis de Big Sur, je m'échinais encore une semaine à régler mon expérience récalcitrante (« un jour tu seras mienne, oh oui, un jour tu seras mienne »).

Puis, vint le moment tant attendu de partir pour les parcs nationaux de Yosemite et Giant Sequoia. Après un voyage émaillé par des embouteillages et un arrêt « Burger dans l'Amérique profonde », nous sommes enfin arrivés à destination, dans le noir et sur une musique de Michael Jackson, mort sur les entrefaites. Après avoir pris connaissance des consignes de sécurité dans le camping, nous nous sommes couchés. Oui car il faut savoir que dans ces parcs, il nous fallait avant tout éviter qu'un ours alléché par l'odeur de notre paquet de fromage insipide (ou celle de notre dentifrice, c'est pareil pour un ours) ne vienne fracasser notre Chevi de location, voire notre tente cabine avec nous dedans. Le réveil nous réservait une vue riante sur la Yosemite Fall et la Merced River, juste au pied de notre campement, la classe.

Et comme cette chute d'eau était ma foi fort jolie, nous avons crapahuté dans la montagne pour la voir de plus près. Malheureusement, la montagne dans la vallée de Yosemite, ça grimpe (c'est une vallée glaciaire, très encaissée, avec parfois pas loin de 1000 mètres de paroi rocheuse verticale entre le fond et le sommet) ! Et nous n'avions pas emporté assez d'eau. Après avoir vu le pied de la upper Yosemite Fall, nous avons rebroussé chemin pour aller nous poser au bord d'un lac au pied du Half Dome, qui domine la vallée de Yosemite :

YosemiteFall1.jpg

YosemiteValley.jpg

Le lendemain, autre jour, autre chute d'eau, celle de Bridalveil, qui se tarit, paraît-il, moins vite que les autres cascades de la vallées (il y en a plein sur la « Mist trail » que nous n'avons pas eu le temps de voir). Très touristique, mais aussi très jolie ! Ceci étant dit, le temps tournait et il était temps de partir pour Sequoia National Park.

Bridalveil.jpg

Après un pique-nique encore plus insipide que celui de la veille, nous avons trouvé un charmant motel dans un trou paumé en bord de nationale pour passer la nuit. Je ne suis presque pas ironique, hormis un certain dénuement de toute forme de civilisation ou presque, l'hôtel était propre, climatisé, doté d'une piscine (ce qui est plutôt bien quand, à 22h, il fait encore 40 degrés), et la pizzeria locale était honorable.

Le semi plan loose de l'hôtel fût vite oublié le lendemain, lorsque nous partîmes voir de plus près ces fameux séquoias. Bon, on doit dire que l'on n'a pas été déçus. Et hormis un léger désaccord sur la définition de « être le plus volumineux de la planète », nous avons bien dû reconnaître que quand même, entre un et deux milliers de stères dans un seul arbre, ça force le respect.

Grant_Small.jpg

Bon, je n'ai pas vraiment de bonne échelle à présenter sur cette photo en contre plongée, et donc vous aurez, pour la première fois sur ce blog, une photo de votre serviteur devant l'arbre en question...

Echelle.jpg

Pas vraiment impressionnant hein ? Sauf que l'arbre était à 20-30 mètres derrière moi, et la photographe à 4 mètres devant, étonnant non ?

Bref, tout cela en un seul week-end, c'était superbe ! Et pourtant je dois dire que je reste sur ma faim de ces visites de Yosemite et Sequoia tellement il y a à faire dans ces parcs ! Il me tarde d'aller voir Yellowstone, de crapahuter sur des volcans, ou bien encore de retourner y faire des treks à la moyenne saison.

Pour finir ce billet, je veux dire un grand merci à mon cothurne pour être venu me voir, ça m'a fait grand plaisir, et à charge de revanche à Grenoble et Lyon, pour lui et pour les autres, au mois de septembre !

dimanche 14 juin 2009

Quelques photos

Comme promis, voici quelques photos prises au hasard de mes tribulations ces derniers mois (c'est à dire pendant que ma chère sœur était là, voire avant). Rien de bien particulier, juste parfois la sensation d'avoir réussi à encadrer ce que mon œil voulait voir...

Commençons avec quelque chose de bien Américain : un joli stade de football du même nom, aux couleurs locales...

PanoStade_Petit.jpg

Puis, une photo de nuages qui donnaient un petit air majestueux au soleil.

SoleilNoir.JPG

Cet arbre (un magnolia ?) que j'ai trouvé très beau baignant tranquillement dans la lumière du soleil.

Illumination.JPG

Et enfin, la fameuse coccinelle dont je parlais ici.

Coccinelle.jpg

Et l'autre jour, je me suis fait narguer par un geai d'un bleu éclatant... Mais un jour je l'aurai (en photo, bien entendu) !

mercredi 15 avril 2009

Du vent dans les câbles (ou comment faire chanter un pont)

Étant envahi par des touristes Orléanaises, j'ai passé quelques temps à découvrir de nouveaux endroits fort sympathiques (et c'est là que je réalise que j'ai choisi le seul endroit que je connaissais déjà pour inspirer mon titre).

Donc parmi les petits bijoux méconnus des touristes européens, la zone des parcs de Big Sur (pas nationaux, mais ça n'enlève rien à leur beauté) est un phénoménal bout de côte traversé (si tant est qu'une route côtière puisse vraiment traverser un parc) par la fameuse highway 1, route pittoresque s'il en est !

Nous avons donc pu profiter de la côte sur la route et nous eussions aimé profiter de l'intérieur après cela, mais les incendies passés ont rendu les chemins instables et au lieu de randonnées vers les montagnes côtières (il y en a une qui fait 1600 m à seulement 4.8 km de l'océan), nous sommes allés nous faire faire un peeling au sable et aux embruns par un vent de force 8 environ sur la Pfeiffer beach.

Mais avant cela, nous n'avions pas omis de voir l'un des plus beaux point de vue du parc sur la chute d'eau de McWay :

McWay.JPG

Et en prime, un joli geai buissonier est venu nous faire son show, et nous avons pu le mitrailler (au sens photographique du terme, je ne suis pas devenu Américain à ce point !) proprement :

Geai_Buissonier_M.JPG

GeaiBuissonier_2_M.JPG

Dommage que son cousin dit "de Steller" soit plus timide...

Steller_M.JPG

Autre lieu, autre ambiance, nous avons visité aujourd'hui les alentours du Golden Gate, à savoir le pont qui porte ce nom (mais que je connaissais déjà un peu donc), ainsi que le Golden Gate park.

Le premier point était un passage obligé pour nos sages-femmes en vadrouille, et nous a permis de nous faire de nouveau masser la face par un vent de nord-ouest bien méchant, ainsi que de voir trois type de mammifères différents jouer dans les vagues : phoques, dauphins et humains... Nous avons pu constater deux types de résonances sur le pont : le vent dans les cables faisait un sifflement grave (le chant du pont) et le tablier central semblait osciller suivant une harmonique d'ordre deux...

Le Golden Gate Park (qui n'est pas attenant au Golden Gate bridge, celui là c'est le Praesidio) est un grand parc dans le genre de Central park (je n'y suis jamais allé mais je sais que c'est la même personne qui l'a conçu). Plein de jolies choses, des fleurs, des écureuils (d'un gris différent de ceux de l'autre côté de la baie), et encore des geais buissoniers, des lacs artificiels et des tas de choses non vues qui appellent à revenir (et notamment le De Young Museum avec des toiles de Hopper dedans, j'ai hâte de voir ça !)... Bref, un bon moment passé dans cette ville que je trouve décidemment bien jolie...

lundi 9 mars 2009

Printemps !

Et comme c'est le printemps qui revient (et que Lasticot réclame des photos), je suis d'humeur généreuse, et je vous propose quelques vues prises cette semaine.

Commençons par ce rongeur tant attendu, un petit écureuil pas trop rassuré de me voir descendre de mon workshop sur les déclarations d'impôt au LBNL (un cauchemar soit dit en passant) :

Ecureuil.JPG

Puis des piafs dans le plus pur style punk (avec une crête et fort colorés), tout aussi peu rassurés, pour les mêmes raisons (bon, la photo n'est pas très nette, mais j'ai dû faire vite, ils étaient timides ces zozios) :

OiseauxBleus.JPG

Une vue du plan d'eau (à marée basse donc) où je fais mumuse habituellement (bon, j'ai quand même passé le test de gréement aujourd'hui, il ne reste plus que celui de navigation) :

PlanEau.JPG

Enfin, printemps oblige, une jolie fleur d'une plante grasse (visible aussi sur la photo précédente) que je ne connais pas (après les entomologistes, je ne cracherai pas sur l'aide d'un botaniste) :

Fleur_PG.JPG

Voici donc les beaux jours qui reviennent, l'inconvénient de cette période est le changement d'heure qui me fait disparaître une heure de ce week-end... Mais les soirées ne seront que plus longues, ce qui n'est pas un mal non plus ! Sur ce, il me faut préparer mon repas de ce soir et écrire une lettre pour féliciter une jeune maman...

Breton Joke

Et tant pis pour ceux qui ne connaissent pas Patrick Ewen :

Extrait de conversation à Plounéour Ménez (avec l'accent Breton, pour ceux qui ne connaissent pas, voir le début de cette vidéo) :

- Le temps n'est pas fameux aujourd'hui !
- Non, et hier non plus...
- Et demain ?
- Y a un halo autour de la lune...
- Ah ? Ça veut dire quoi ?
- Signe de pluie

Halo1.JPG

Bon, ici, les signes météorologiques doivent être différents puisque ce halo a signé la fin de presque un mois de pluie et de vent... Bon point : le vent est en train de revenir sans la pluie, par contre, c'est marée basse et le CSC est fermé !

mercredi 25 février 2009

Visite nocturne (1)

Il est six heures et d'mie
Je tourne dans mon lit
Je sens contre mon pied
un truc froid

Ceci m'est étranger
Mais qu'est-ce que c'est ?
Un criquet de Jérusalem

Brutal'ment réveillé
Je regarde ce criquet
Il a un' drôle de tête
Il se cache

Il s'enfuit en courant
Tout lentement
Le criquet de Jérusalem

Longue est la nuit
À tourner dans mon lit
À allumer la bougie
Au moindre bruit

...

Il faut dire que ça fait bizarre de se faire réveiller par une bestiole inconnue qui, bien que beaucoup plus petite que moi (mais de bonne taille pour un insecte), a quand même une sale tête, qui lui vaut apparemment une belle quantité de noms, d'après wikipedia : niño de la tierra, Earth baby, cara de niño, wó see ts'inii (Navajo pour "insecte crâne"), old bald-headed man, potato bugs.

Enfin tant que je n'ai pas le même genre de surprises que ma chère sœur, qui, en plus des cafards "king size" quotidiens, eût un jour une redback spider comme comité d'accueil sur sa table, je ne me plains pas. Enfin, n'oublions pas que ces brave petites arachnides à dos rouge sont cousine des veuves noires Californiennes et malmignattes Corses et Provençales(2), alors ne faisons pas les malins...

Mais pour revenir à notre criquet, il faut savoir que malgré sa sale tête, il est plutôt inoffensif, et il a tendance à manger des racines mortes, donc pas dans le top du crade, c'est toujours ça... Là où ça devient marrant, c'est qu'il ne fait pas partie de la même espèce que les "vrais" criquets et qu'il n'y en a pas à Jérusalem. On se demande donc bien pourquoi le nom retenu est celui là alors qu'il y en avait tellement d'autres bien plus imagés. J'aurais bien une explication, mais elle suppose de mettre le doigt dans l'engrenage...

Bon, c'est qu'il a réussi à détrôner mes dé(stress)es de laboratoire dans mes priorités bloguesques cet insecte ! Pas de panique cependant, je vous les raconterai demain ! Eh oui, ayant flemmardé devant la théorie du big bang le week-end dernier et partant skier avec mes collègues samedi et dimanche, il me faut patcher pour tenir un rythme d'un billet par semaine

(1) Sur un air de Thomas Fersen : la blatte
(2) Et rarement, Morbihanaise, si si !

dimanche 11 janvier 2009

Death Valley : épilogue

Pardonnez-moi ce trou de 2 jours dans la narration de notre virée dans l'un des endroits les plus secs du monde, mais j'ai été pris en traître par un jeux chronophage qui m'a mangé 2 soirées sans coup férir.

Donc il me reste à raconter le retour, qui ne fût pas tellement différent de l'aller, à quelques détails près (et notamment, le temps était franchement bien meilleur au retour), dont un qui laisse présager de futures balades fort intéressantes. La vallée de la mort étant quasiment voisine de la Giant Sequoia National Forest, nous avons tenté de couper par cette dernière pour le retour, le temps étant plutôt clément.

Alors, nous avons a moitié raté la route qui nous eût permis de traverser le parc de Sequoia (je dis à moitié parce que nous n'étions pas sûr de ne pas nous retrouver nez à nez avec un col bloqué, du genre de celui de Yosemite, voir prologue), mais nous avons tout de même réussi à bifurquer pour aller voir les montagnes au sud du parc.

Au début, le raccourci n'était pas franchement joli. Plutôt glauque même. Nous sommes passés par un bout d'Amérique profonde où les gens se logent dans des caravanes ou des maisons de bric et de broc, dans un décor de campagne pauvre semi-industrialisée. Le tout sur un plateau pelé où la seule attraction semblait être les sources chaudes, juste à côté de l'autoroute...

C'est après avoir passé ce plateau, en prenant la vallée qui menait vers Bakersfield que nous avons pu voir un paysage plus riant, constitué d'un petit torrent au fond d'une vallée à la fois verte et un peu rocailleuse, parfois clairsemée, parfois pleine de petits arbres plutôt jolis.

Retour.jpg

Cet endroit était indiqué comme la limite du parc de Sequoia, alors si le reste est à l'avenant, je veux bien aller y faire un petit tour un de ces jours moi...

jeudi 8 janvier 2009

Death Valley, Chapitre 3 : bouquet final !

Pour cette dernière journée dans la vallée de la mort, nous avions des objectifs moins élevés que la veille, mais plus nombreux. Au programme : aller voir le soleil se lever depuis les dunes de Stovepipes Wells, puis petit déjeuner et allers vers Scotty's castle pour y admirer Hubehebe Crater et ses petits frères, enfin revenir vers Titus canyon et prendre la tangente vers son voisin, Fall canyon, afin d'éviter les voitures.

En premier lieu donc, objectif dunes... Cette fois on connaissait l'heure du lever de soleil, et on ne risquait pas la panne d'essence, le lieux étant à moins de 2 km de l'hôtel... Le lever de soleil fût de toute beauté. Les dunes de Stovepipe Wells (ou Mesquite Dunes) ne culminent certes pas à 200 m d'altitude contrairement aux Dunes d'Eurêka (situées à 50 miles au nord, dont 20 de piste pour 4x4), mais elles sont super jolies et accessibles (à tel point qu'elles ont vu passer de nombreux tournages de films, dont Star Wars !). Alors dans le soleil levant, je vous fais juges de la beauté du lieu :

SwiftDune.JPG

DunesLever.JPG

DunesOmbres.JPG

Une fois nos p'tits yeux rassasié par ces jeux d'ombres et de lumières, il était temps d'aller caler nos petits estomac avant de parcourir les 30 et quelques miles qui nous séparaient de la trace laissée là 2000 ans plus tôt par quelque modeste éruption volcanique... Cette fois-ci, pas question de commander le petit déj' "béton" de la veille : jus d'orange, café (ou plutôt devrais-je dire jus-de-chaussettes) à volonté, et toasts...

Après quelque miles sans histoire, nous abordons un paysage de dunes noires, tranchant singulièrement avec les couleurs claires de la vallée... Un arrêt sur le bord de la route nous apportât en plus l'information que ce n'était pas du sable, mais une sorte de gravier poreux, probablement du basalte dont la lave avait dû contenir pas mal de gaz (le lecteur géologue rectifiera s'il y a lieu). En un mot comme en cent, on s'approchait de la gueule de la bête qui a craché, il y a entre 4000 et 7000 ans de ça, quelques hectomètres cube de roches (le cratère fait 800 mètres de large pour 200 mètres de profondeur environ), tout ça parce qu'une remontée de lave a eu la bêtise de tenter de s'incruster dans une nappe phréatique...

Hubehebe.jpg

Le résultat est plutôt impressionnant, n'est-ce pas ? Mais personnellement, j'ai trouvé les environs encore plus jolis, et notamment le petit frère nommé Little Hebe...

LittleHebe.JPG

Après avoir renoncé à faire 27 miles de piste à 4x4 pour aller vers le lit du lac de Racetrack Playa (où des cailloux facétieux tracent des pistes dans la boue sans que l'on n'aie jamais vu quoi que ce soit bouger ni ne sache vraiment comment il se déplacent...), nous nous sommes demandés si faire le tour complet du gros cratère présentait un intérêt, mais finalement nous avons décidé qu'il valait mieux aller vers Fall canyon, ce dernier faisant 3 miles de long jusqu'à la première chute sèche, 6 jusqu'à la seconde (infranchissable). Une fois arrivés sur le parking, nous mangeâmes un petit pique-nique avant d'entamer une randonnée qui s'avèrerait en fait assez longue...

Mais il faut bien reconnaître que ça valait le détour. Le canyon (comme tout collecteur d'eaux pluviales je suppose) débouchait sur la vallée en un immense boulevard de gravier entouré par des murailles de roches diverses (et plus dures que dans Golden canyon, indubitablement), s'approchant et s'éloignant au gré des méandres.

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Cette promenade s'est terminée peu après la chute sèche qui doit donner son nom à l'endroit. Je dis "peu après" car ladite chute pouvait être contournée par un chemin de cabri sur le flanc du canyon.

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Mon père et moi étions prêts à faire demi tour après avoir grimpé les cailloux quand deux personnes (que vous pouvez voir sur la photo précédente) nous ont enjoint à continuer pendant au moins 200 mètres (sur les 3 miles qui restaient jusqu'à ce qu'il conviendrait d'appeler la "chuteuh finaleuh !") afin d'aller admirer un splendide verrou qu'il y avait là. C'est là qu'on se dit que la force du torrent en période de gros orage doit être phénoménale : entre 10 et 15 mètres de hauteur de roche lisse dans un passage faisant 2 ou 3 mètres de large, il ne vaut mieux pas être en train de camper là au mauvais moment !

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Nous avons donc pu rentrer satisfaits, tout juste pour admirer le coucher de soleil depuis le parking. Après un retour à l'hôtel sans histoire et un plein d'essence, nous étions fin prêts pour affronter la route du retour le lendemain...

mercredi 7 janvier 2009

Death Valley, Chapitre 2 : Prom'nons nous dans la neige...

Il est possible que ce titre de billet en étonne plus d'un (en fait, c'est le but recherché, hihi), la vallée de la mort étant plus réputée en tant que four qu'en tant que glacière (encore que, même en été, elle doit bien se défendre sur cet aspect lorsque la nuit tombe).

Mais pourtant, croyez-le ou non, la première randonnée dans la neige que j'aie faite de ma vie, c'est donc dans la vallée de la mort qu'elle a eu lieu(1).

Mais nous ne partions pas complètement ignorants de la situation. On s'en doutait même plutôt fortement après avoir vu les photos classiques du point de départ, un des multiples lieux d'intérêt touristiques de cette vallée (les charcoal kilns, j'en reparlerai). De plus après le mal de crâne de la veille, pour lequel nous soupçonnions le froid d'avoir joué un rôle certain, nous avons préféré prendre deux précautions plutôt qu'une... Enfin 5 pour ma part : 3 t-shirt, un pull et une polaire (ainsi que la jolie écharpe offerte par MC et le chapeau Aussie, mais celui là, je ne le quitte jamais ou presque !).

Et pour être sûr de ne pas tomber en panne d'énergie pendant la montée, nous décidâmes, en guise de préambule, d'aller nous caler l'estomac avec un petit déjeuner Américain au restaurant de l'hôtel. Nous n'avons pas été déçus du voyage ! On nous a servi une énorme plâtrée d'œufs brouillés, mélangés à des poivrons et oignons frits, de la saucisse le tout copieusement saupoudré de Cheddar et de Jack cheese.

Seulement voilà, à faire tout le nécessaire pour ne pas se retrouver en rade au milieu de la montagne, nous avons oublié un petit détail : le réservoir d'essence n'était plus plein qu'au quart, et il nous fallait faire 70 à 80 miles aller-retour dans la journée... Alors, cela ne me paraîtrait absolument pas dramatique sur ma petite titine franchouillarde avec son moteur 1 litre, mais il ne faut pas oublier que :

- aux États-Unis, les voitures consomment plus du fait de leur plus gros moteur et de leur boîte merdomatique

- il y avait pas mal de montagne dans le trajet

- la jauge d'essence de la voiture, en plus de la boîte de vitesse, était du genre merdique : à rester au milieu pendant 100 miles puis descendre brutalement, ce qui nous a trompés au départ...

C'est donc après avoir parcouru une vingtaine de miles que nous réalisâmes que ce ne serait pas suffisant pour faire l'aller retour... Nous avons donc décidé de faire demi-tour, non sans s'arrêter pour faire une jolie photo sur le bord de la route, la seule station essence des environs étant à notre point de départ.

BordRoute.jpg

Une heure de perdue plus tard, nous étions revenus au même point, une heure après (soit à 10h30), nous arrivions à ce qu'il conviendrait d'appeler un petit passage technique : une piste dont le dernier kilomètre avant le parking était couvert de neige bien glissante. L'épreuve était au dessus des capacités de notre modeste véhicule que nous avons donc garé sur le bas côté afin de continuer à pieds jusqu'aux charcoal kilns. Ces drôles de bêtes que j'ai déjà évoquées plus haut étaient en fait des fours permettant de fabriquer du charbon de bois pour le traitement des minerais de plomb et d'argent qui étaient extraits dans le voisinage.

CharcoalKilns.JPG

Après avoir exploré ces fours de pierre, nous prîmes le départ de notre rando : 4.2 miles aller et 670 m de montée jusqu'au sommet, le tout dans une couche de neige faisant entre 0 et 20-30 cm (peut-être plus derrière les crêtes)... Mine de rien, c'est pas facile ! C'est que sa s'effondre la neige, surtout sans raquettes ! Mais nous avons pu prendre de jolies photos de paysages et de cactus enneigés, ainsi que de drôles d'emballages dont nous n'eussions pas aimé voir le contenu...

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CactusNeige.JPG

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Après 3 heures de patinage dans la semoule, nous étions tout de même à ce que nous avons estimé être 300 mètres du sommet, mais il était 14 heures, nous étions fatigués, nous avions fini par avoir faim, et je craignais que la descente ne soit pas tellement moins longue que la montée, une bonne partie du chemin s'étant faite à flanc de coteau (pas plus pratique qu'une montée franche lorsqu'il y a de la neige). Or si nous mettions ne serait-ce que 2 heures pour redescendre, cela ne nous laissait qu'un quart d'heure de marge avec le coucher du soleil (en réalité 1/2 heure, le soleil se couche plus tôt dans la vallée) et pas tellement plus avec la tombée de la nuit, rapide en cette saison. Nous avons alors décidé de faire les petits joueurs et de faire demi-tour.

Nous étions aux fours à 15h45, et au moulin (la voiture quoi) à 16h... Au temps pour moi ! Mais mine de rien, mon calcul sur le coucher de soleil n'était pas si mauvais, et descendre plus tard (1/2 heure plus tard sans doute si nous avion fini la balade) ne nous aurait pas laissé beaucoup de marge en cas de pépin à la descente...

Un petit regret donc, de ne pas avoir pu admirer le panorama sur la vallée. Mais quelque part c'est un mal pour un bien puisqu'en nous retournant à nos pénates, nous avons pu observer de superbes lumières sur la montagne avec le coucher su soleil.

MontagneCoucher.JPG

Finalement, la véritable erreur de cette journée aura été d'oublier l'essence... Mais nous nous sommes vengés le lendemain...

(1) Oui, j'avais été prévenu de ne pas suivre la rando à la frontale traditionnellement organisée lors de la semaine sport-études des agrégatifs de sciences physiques...

mardi 6 janvier 2009

Death Valley, Chapitre 1 : bagnole et maux de têtes

Lorsqu'on lit les guides sur la vallée de la mort, on voit beaucoup de choses sur les splendides lever et coucher de soleil à Zabriskie Point, Dante's view ou encore aux dunes de sable de Stovepipe Wells (là où nous logions)... Pour ce premier jour, nous décidâmes que, puisqu'il fallait de toutes façons se déplacer jusqu'au centre d'information près de Zabriskie point afin de payer notre dû aux rangers, nous verrions le soleil se lever de ce lieu fort prisé (à tel point qu'il a donné son nom à un film, qui a lui même donné son nom à un groupe de punk intello Nantais, dont le chanteur a fini par faire un bouquin, puis un film, sur l'enseignement dans un collège difficile, ce dernier point n'ayant rien à voir avec la choucroute, je crois qu'il est temps de fermer cette parenthèse).

Estimant l'heure du lever de soleil à la louche et à 7h30, nous nous levâmes à 6h30, afin de prendre un petit déjeune succin et froid, composé de pain, de jambon, de confiture de fraise et d'eau, puis nous ripâmes nos galoches vers les badlands colorés de Zabriskie point. Là nous constatâmes avec amertume que :

1) le soleil était sur le point de se lever, soit 1/2 heure plus tôt que ce que je pensais 2) on ne serait pas à Zabriskie point avant 3/4 d'heure...

Autant pour le lever de soleil...

Malgré ça, notre vision de ces terrains ravinés par les douches printanières (qui semblent rares, certes, mais franchement violentes à en juger par le nombre de "flash floodable area" que nous avons vus) sous le soleil matinal n'était quand même pas dégueulasse...

Zabriskie.jpg

Je tiens à préciser que les quelques photos que nous avons prises de cet endroit se firent au prix d'une attente dans le froid, parce que Sa Majesté l'Astre du Jour se prélassait mollement derrière un nuage...

Une fois nos yeux satisfait de tant de beauté minérale, il était temps de se bouger vers le centre d'information pour payer le droit d'entrée du parc et tenter de trouver des cartes topographiques pour randonner pépère dans le Golden Canyon. Ce qui fût dit fût fait, mais en guise de carte topo, nous n'avions rien de plus que ce que nous avions déjà, et la rangeuse de service nous a même précisé que, de toutes façons, il n'y avait pas de chemins, ou peu, dans la vallée... En gros, "c'est un coin pour touristes, dans lequel il est dangereux de randonner en été de surcroît, alors on ne va pas s'emmerder à faire des pistes qui ne servent à rien... - Oui, mais le Gower Gulch loop indiqué par le guide dans le Golden Canyon là ? - Débrouillez-vous, de toutes façons vous pouvez aller où bon vous semble."

Si j'avais lu un peu plus attentivement le guide donné par le centre d'info, il m'eût été facile de voir que le "loop" dont il était question pouvait aussi se prendre de Zabriskie point, et que cette info était cruciale pour connaître la bonne direction à prendre... Nous voilà donc partis dans le Golden Canyon, fort joli au demeurant, sensé déboucher d'un côté sur une randonnée de 4 miles en boucle, de l'autre sur une formation géologique appelée Red Cathedral...

RedCathedral.JPG

Seulement, persuadé que j'étais de ne trouver aucune indication pour le Gower Gulch loop, je nous ai alors entraîné dans le premier sous-Canyon praticable qui se présentait... Mais dans un paysage modelé par le ruissellement des torrents, ce genre de bifurcation est monnaie courante (je me risquerai même à dire que ça doit être vaguement fractal), et je me gourai donc lamentablement. Mais ce n'était pas forcément un mal puisque nous crapahutâmes une heure et demie hors des sentiers battus, dans des rigoles rigolotes et colorées.

GoldenCanyon.JPG

GoldenCrete2.JPG

C'est en revenant dans le Canyon principal que nous nous aperçûmes de ma bévue et que les ennuis ont aussi commencé... Mon papa voulait continuer la rando initialement prévue, mais moi j'avais un coup de barre et commençais à être de franchement mauvaise humeur, traînant des pieds et avec une légère barre sur le crâne, signes qui annonçaient une bonne migraine des familles (eh oui, je suis le digne fils de mon père).

Nous quittâmes donc ce canyon pour se poser un peu dans la voiture, le temps d'aller vers Badwater, le point le plus bas des États-Unis...

JacquesMaillol.JPG

Eh oui, -86m, voilà qui ferait passer Jacques Maillol et Enzo Mallorca pour des petits joueurs... Mais l'intérêt de ce lieu ne réside pas tellement dans cette inhabituelle altitude, mais plutôt dans le paysage salé qu'il peut offrir suite à la cristallisation du sel sur la boue accumulée en ce point le plus bas de la vallée après une grosse pluie. Le genre de photo touristique que l'on trouve ressemble pas mal à ça, mais dans notre cas, la dernière pluie devait dater et le sel avait beaucoup trop cristallisé... Quoi qu'il en soit, le lieux donnait quand même une idée de l'enfer que devait être la traversée de cette vallée au 19e siècle, par 50 degrés à l'ombre...

BadWater.jpg

Mais mine de rien, ce paysage lumineux ne fait rien pour arranger mon mal de crâne qui commence à devenir pesant. De retour à la voiture, nous mangeons... J'ai du mal à faire descendre...

La suite du programme était de monter à Dante's view, pic situé juste au dessus de Badwater bassin, mais 1700 mètres plus haut... Nous voulons néanmoins faire un crochet par la version US du Natural Bridge (il en existe une version Australienne plus spectaculaire à mon sens), ainsi que par le golf du diable, paysage de sel sculpté par le vent et la pluie... Le canyon de Natural Bridge est sympa, mais le golf du diable, finalement, c'est à peu près la même chose que Badwater, mais en moins bien, et à ce moment là, je commence à ne plus supporter la lumière...

NaturalBridge_US.jpg

Mon état étant de pire en pire, nous décidons (ou plutôt, mon père décide) de rentrer à l'hôtel plutôt que d'aller admirer le beau soleil couchant du haut de la montagne... À ce stade là je suis au plus fort de la crise, nauséeux, photophobe, et mon papa qui n'en mène pas large non plus depuis midi, va mieux que moi, certes, mais n'est pas brillant non plus. Un arrêt salutaire à une station essence pour acheter de la limonade (hors de prix) m'a permis de faire passer la crise peu après avoir passé les dunes de Stovepipe Wells (dont je parlerai après-demain).

Une bonne douche chaude et un repas plus tard, nous avons pu nous coucher plus sereins, prêts à aborder la randonnée du lendemain... Mais cette fois, c'est décidé, lestés d'un petit déjeuner chaud et consistant !

lundi 5 janvier 2009

Death Valley : prologue

Enfin ! Après deux jours de crapahutage dans San Francisco, un jour de préparation de départ paternel, un jour de boulot et deux jours de tri/traitement de photos, je suis enfin prêt à écrire ces billets sur notre périple dans la vallée de la mort.

Mais avant cela, qu'il me soit permis, chers lecteurs, de vous souhaiter une très bonne année 2009, pleine de bonnes choses. Pour ma part, j'ai plus l'impression qu'elle a commencé en Novembre cette nouvelle année, allez savoir pourquoi...

Mais trêve de mes bons vœux sirupeux, passons à du concret. D'autant que si je vous fais baver avec mes photos, vous aurez peut-être encore plus envie de venir voir si c'est vraiment aussi joli que ça la Californie, ce qui pourrait me faire grand plaisir.

Commençons donc par le commencement : le voyage ! Parce que rien que ça, ça vaut le détour. Eh oui, hormis le petit tour pépère fait vers Asylomar à l'occasion de ma première venue à SF en mars dernier, je n'avais jamais pratiqué les routes Américaines. Elles sont assez particulières : autoroutes gratuites, mal entretenues, pas de rails de sécurité, souvent en plaques de béton et non pas en bitume donc probablement dangereuses, et, particularité de l'ouest Américain, elles sont pleines de tumbleweeds(1) les jours de bon vent, comme ce fût le cas ici.

Autre particularité : lorsque l'on n'est pas encore trop dans les montagnes (dans lesquelles le relief ne fait rien qu'à embêter l'équivalent local de la DDE), les routes sont droites comme la justice. C'est une sensation assez étrange, à la fois agréable et inquiétante, de voir cette bande de bitume s'étendre à perte de vue, ou, comme ici, monter tout droit à l'assaut de la montagne(2).

Photo

Cependant, avant d'arriver à cette vision singulière, nous avons dû en faire de la route, et plus que ce que je prévoyais au départ. Oui parce que si vous regardez une carte de Californie attentivement, vous verrez qu'il semble relativement simple d'aller de Bay Area vers les 3 parcs nationaux de l'état. Le plus proche étant Yosemite National Park, traversé par la route 120, qui permet de rejoindre la route 395 qui dessert à la fois Kings Canyon National Park/Giant Sequoia National Forest, et Death Valley National Park. Seulement, si vous faites un zoom sur google map, vous verrez que la route 120 est fermée en hiver, et pour cause ! Elle passe par un petit col à 3000 mètres d'altitude... Retenez donc que pour aller à la vallée de la mort avant le 15 avril au plus tôt (ce qui est quand même plus intéressant/malin que le 20 juillet), il faut prévoir entre 8 et 10 heures de route et non 6.

Mais ne vous inquiétez pas, nous nous sommes amusés comme des petits fous et nous n'avons pas vu le temps passer ! Il nous fallait éviter les fameuses tumbleweeds dont certaines, balèzes, nous faisaient craindre pour la petite mécanique que nous avions louée ; nous avons balisé pour la recherche d'essence, les aires d'autoroute n'étant pas si fréquentes ; nous avons affronté la neige en remontant de Bakersfield vers l'entrée de la vallée... Bref, du bonheur pur jus, renforcée par l'humeur joyeuse de mon géniteur qui, lorsqu'il ne conduit pas, est un peu crispé et a tendance dans de telles circonstances à faire savoir, à grands renfort de décibels, qu'il trouve ma conduite dangereuse, quitte à rendre la situation encore plus critique (je sais que tu me lis, papa, tu vas grogner, mais admet que c'est de bonne guerre (;-)=).

Enfin, après la route, la pluie, la neige le froid et tout ça, nous avons pu enfin trouver la vallée de la mort, le beau temps et le froid également. Mais le froid ne nous a pas empêché de faire une petite pause pour prendre quelques photos des premiers contreforts de la vallée...

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Puis après avoir repris la route sinueuse de montagne, nous avons enfin mis les pieds, ou plutôt les roues, dans la vallée à proprement parler. Mais si le temps était plutôt beau sur les premiers contreforts, la nuit tombante et le nuage qui restait scotché au dessus, ou plutôt au milieu, de la vallée lorsque nous y arrivâmes lui donnaient un aspect "Mordor" tout à fait engageant : jugez plutôt :

Photo

Fort heureusement, nous n'avons pas eu à affronter Sauron (de toutes façons je n'ai rien d'un hobbit), mais une chambre d'hôtel proprette, à la décoration toutefois quelque peu particulière...

Photo

Demain je vous raconterai une première journée riche en photos, en maux de crânes et en trajets en voiture... La vallée de la mort n'est pas optimisée pour les randonneurs courageux en hiver, suicidaires en été...

(1) vous savez, ces "plantes qui roulent", on les voit souvent dans les westerns ou dans the Big Lebowski...

(2) je vous conseille la version grand écran de cette photo (il suffit de cliquer dessus pour du 1024x768, ou de me demander pour une version plus grande), elle rend mieux l'effet visuel que nous avions alors...

vendredi 2 janvier 2009

Retour de vacances*

Enfin, retour... Pour mon Papa, qui ne doit plus être très loin du Groënland maintenant, pas pour moi, je reste... Non pas que je reste en vacances, l'un de mes étudiants a besoin de mes lumières (loupiottes ?) demain pour écrire un projet de thèse (gulps encore une fois), mais je reste dans un lieu qui m'évoque toujours beaucoup les vacances (mais de moins en moins, je l'avoue) alors que je n'y suis jamais venu que dans un objectif de travailler (non sans en profiter, il ne faut pas déconner) !

Ledit lieu qui est devenu sacrément plus accueillant depuis que Noël est passé par là. Maintenant j'ai un salon avec un canapé B/Z (designed in Sweden), une table (très) basse, et des rangements pour le bazar qui jonchait ma thurne...

Je voulais donc juste vous laisser un petit mot pour vous faire patienter en attendant les photos de la vallée de la mort (à laquelle nous avons survécu, étonnant non ?), qui sont en cours de traitement et qui apparaîtront bientôt dans cette rubrique. En attendant, j'ai quand même quelques nouveautés sur ma galerie flickr (qui ne sont d'ailleurs pas complètement déconnectée de ma semaine en compagnie de mon géniteur).

À bientôt (ce week-end probablement) !

  • Titre d'une chanson de Julien Lepers, si jeune Mabuse, la Luciole confirmera !

mardi 23 décembre 2008

Accusé de réception

J'ai bien reçu mon papa. je vous envoie bientôt des photos de nos balades. À bientôt !

dimanche 21 décembre 2008

Photos !

Enfin, je me remets à mon blog. Il faut dire que je bosse beaucoup en semaine, étant entouré de gens très fort, je crois que j'ai un peu tendance à faire un complexe d'infériorité et à rattraper en bourrinant, mais passons... Voici pour vous ces quelques photos, brève descriptif de mon petit monde en création. Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir.

Commençons par une photo de UC Berkeley : le point de mire de tout le campus, le Campanile :

Campanile.JPG

Et donc mon chez moi qui ressemble à ceci :

L'entrée (passionnant n'est-ce pas ?) avec tout de même Ze combo machine à laver-sèche linge :

Entree.JPG

Salon, vide comme un Hibou après une journée de boulot (mais ça va se remplir, le mois prochain parce que c'est pas avec 145$ sur mon compte que je vais me faire un salon...) :

Salon_Reduit.jpg

Cuisine, mon repaire : elle ne vaut pas la cuisine d'Haude et Vincent, mais elle n'est pas mal du tout :

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Et en clin d'oeil à mes cothurnes, mon premier repas préparé chez moi :

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Chambre (pas de plan large, j'essaye de ne pas trop faire apparaître le bordel) :

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Salle de bain, avec baignoire s'il vous plaît (mais le ballon d'eau chaude suffit à peine à prendre un bain) :

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Sinon, il y a aussi de nouvelles photos sur ma galerie flickr, des photos de mes tribulations qui ont précédé mon départ. Et il y en aura sans doute de nouvelles après que mon père et moi aurons fait un petit tour dans un parc national pendant les vacances.

Encore que, le nombre de photo étant limité à 200 sur flickr, alors que j'ai 1 Go d'espace ici, il est possible que ce blog devienne mon principal album photo en ligne. À voir... En attendant, je vais essayer de raconter des choses rigolotes demain, mais ce soir je vais me regarder un bon petit film.