Un Breton à San Francisco

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dimanche 29 novembre 2009

Joyeux anniversaire !

Pour cause de perte de câble USB pour transférer mes photos sur mon ordinateur, les images associées à ce billet viendront plus tard.

Mise à jour du 6 décembre : j'ai racheté un câble USB.

Et voilà, ce blog a un an ! On en peut pas vraiment dire qu'il ait débordé d'activité, et particulièrement ces derniers temps, mais j'ai quand même une moyenne supérieure à un billet toutes les deux semaines, donc je suis pas trop mécontent (bien que j'eusse aimé avoir près d'un billet par semaine). Mais bon, c'est comme ça, il s'est avéré que ma vie américaine n'était pas si palpitante que ça, et qu'en plus de ça (et c'est la principale cause de mon silence dernièrement), le boulot s'est avéré bien plus dur que je ne le pensais : la para-hydrogène, c'est bien, mais ça dépend vraiment trop de la chimie pour être franchement intéressant. Enfin, on essaye quand même de boucler nos objectif primaires avant de passer à quelque chose qui tatane un peu plus...

Mais bon, tout cela est en cours. Après quelques tensions autour de l'organisation du boulot dans ma mini-équipe, une mise au point et quelques nuits blanches plus tard, on s'est remis à bosser comme des brutes pour se débarrasser de ce boulet qu'on traîne depuis un an. Ceci ayant pour résultat de vous donner un Hibou fatigué et tendu (et a fortiori peu communicatif). Mais heureusement que le week-end de Thanksgiving est là pour reposer un peu tout ce beau monde. Quatre jour de glandouille totale, entre jeux de plateau, ménage et balade à San Francisco.

Et cette balade est donc le sujet d'aujourd'hui. Ma chère maman m'ayant laissé un livre intitulé "Stairways walks in San Francisco" je me suis (enfin) laissé par l'une d'entre elle, celle qui fait la couverture avec un bel escalier tout décoré par des mosaïques multicolores.

Là il devrait y avoir une ou deux jolies photos. En fait il y en aura trois :

StairWay1.jpg

StairWay2.jpg

StairWayDetail.jpg

Alors, bien sûr, on se déplace pour l'escalier en question (l'est vachtement joli quand même), mais il n'y a pas que ça. La balade en question offre aussi de splendides vues sur le pacifique. Et comme j'y suis allé en fin d'après-midi, j'ai pu voir le coucher de soleil depuis grand view park et admirer une vue panoramique de San Francisco d'un point de vue qui n'est pas sur les cartes postales. Tout ça me conforte dans l'idée que les plus belles lumières sont dans les fins d'après-midi hivernales.

Baraque.jpg

PanoSF_small.jpg

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En plus, et pour ne pas gâcher les sensations, il y avait un fort vent de secteur nord (un peu trop fort et trop nord pour véliplancher ceci dit... Faudrait que je m'y remette un de ces jours). En tout cas donc, fort jolie balade, mais qui laisse rêveur sur les moyens de certaines personnes. La taille des baraques, ainsi que des bagnoles (une limo garée devant une maison quand même), et la qualité du cadre (vue époustouflante sur le pacifique ou la baie et les twin peaks). Bref, je me dis que, que ce soit de pauvreté(1) ou de richesse, je ne vis pas dans le même monde que bien des gens !

(1) J'ai eu un aperçu un peu triste de la vie d'un pauvre gars à qui j'avais donné ma part de pizza restante après une soirée avec des amis dimanche dernier. En plus de manger, le pauvre garçon voulait aussi parler, alors je l'ai écouté... Et dire que tous ces gens vivent dans la même ville !

mercredi 28 octobre 2009

La classe américaine !

Ça y est, je l'ai enfin vue ! L'Amérique la vraie, celle dont on ne parle que dans les histoires pour faire peur aux gauchistes, sur bravepatrie.com. Ami lecteur accroche-toi ! Je sais bien qu'il y a de bonnes chances que tu fasses partie de la racaille rose à pois rouges sus-citée, alors si tu croyais que l'on racontait des histoire de Sarah Palin pour effrayer les hippies comme on parle de la jeunesse à casquette pour aller faire voter aider mamie tromblon à se prémunir, tu ne vas pas être déçu par cette anecdote « finement nimbée de tendresse bucolique ».

En un mot comme en cent, âmes (ou pas) sensibles, abstenez-vous de lire ce billet. Et surtout ne le lisez pas avant ou après un repas, je suis sérieux !

Ce matin en devisant avec mes collègues autour du café de dix heures, je m'enquis de la mauvaise humeur de l'un d'entre eux. Il venait de passer par ce qui tient lieu de grand place à l'université de Berkeley : le Sproul Plaza, haut lieu de l'administration estudiantine, point de rencontre pour toutes les associations possibles et imaginables, plus ou moins communautaristes (du club de vol à voile, aux diverses associations ethniques, politiques et/ou religieuses... Les trois à la fois parfois), ainsi que de tous les prêcheurs mystiques de toutes confessions. Il y avait, paraît-il, des membres d'une association anti-avortement qui étaient présent, et il était frustré de ne pas avoir pu les insulter : on est en Amérique, on a le droit de s'exprimer sur tout, alors on est prié de respecter les idées (ainsi que la manière de les exprimer dans le cas présent) des autres.

Sans demander plus de détails sur ladite manifestation, je suis retourné à mon boulot, jusqu'à la pause de midi. En partant manger, je ne m'attendais pas vraiment à cela. Au lieu de me trouver face à trois pauvres grenouilles de bénitier distribuant des tracts que personne ne prenait, le choc fût rude : 3 grands panneaux (5mx3m) couverts de photos (grand format et saturation au maximum, vous aimez le rouge ?) de fœtus humains plus ou moins (plutôt moins, ça accroche plus l'œil un embryon en trois morceaux) bien conservés, mais indubitablement hors de la matrice nécessaire à leur bon développement, quelques comparaisons de bon goût que Godwin n'eût pas nié, et des photos du bouc émissaire du moment, encore un sale communiste (« si, si, j'vous jure, il veut réformer la couverture sociale ce bourreau de nos grands-mères » (c) S.P.), je vous le donne en mille : Barack Obama !

Et pour soutenir tout cela, toute une flopée de personnes de tous âges et de toutes origines...

Je n'ai pas, moi non plus, osé aller leur parler, par couardise peut-être, me réfugiant derrière le fait qu'ici, ce serait mal vu, que, l'anglais n'étant pas ma langue natale, je n'eusse pas su argumenter/insulter dans les règles de l'art(1), que ce n'étaient que des provocations réactionnaires dans un milieu assez furieusement démocrate et qu'il ne fallait donc pas céder à la tentation de la réponse et/ou de l'insulte... Et après avoir lu cette dépêche, je me suis dit qu'à défaut, je me passerai les nerfs dans ce billet.

Je vous avais prévenus. Et demain, s'ils sont encore là, je prendrai peut-être des photos pour les afficher sur le mur de la honte que sera devenu temporairement ce blog.

Sur ce je vais me coucher, en espérant ne pas faire trop de cauchemars... Pour conclure ce billet et fermer la boucle, je reprendrai cette citation célèbre de l'homme le plus classe du monde, Georges Abitbol : monde de merde !

(1) Il faut dire que, même dans la langue de Molière, je ne suis pas très doué à ce jeu non plus...

vendredi 16 octobre 2009

L'été, où est-il ?

« Tiens ? V'là la pluie ! Ah ! Quel Sale temps ! »

C'est ce que toute personne normalement constituée (ou fan de Bobby Lapointe) eût pu dire il y a trois jours, lorsque, contre toute attente (je ne suis pas la météo en semaine) le ciel de San Francisco s'est mis à cracher tout ce qu'il n'avait pas fait tomber depuis les neuf derniers mois... Moi, j'ai plutôt pensé : chouette ! Normal pour un hibou breton, non ?

Bon sang ce que ça me manquait, la pluie ! Et pour le coup, en guise de retour à une hygrométrie normale, on a eu le droit à la totale : une belle journée de tempête... Alors quand je dis tempête, ne vous affolez pas hein, rien que ma Bretagne natale ne rencontre plusieurs fois par an... Mais j'ai quand même eu le plaisir d'être réveillé à 5h du matin par les trombes tombant sur mon toit (et d'apprécier le spectacle auditif bien puchette sous mes plumes en me rendormant), d'aller au boulot en luttant pour que mon parapluie ne se fasse pas retourner comme une vulgaire crêpe, ou en encore de constater à mon retour chez moi que le gros arbre de mes voisins avait perdu une grosse branche au cours de la journée (qui a donc dû être mouvementée pour le pauvre végétal).

Ah, ces souvenirs de ballades au bord de la mer avec un baston pas possible à se faire rincer... Par exemple, Toussaint 99, pointe de la torche, un jour de championnat du monde de planche à voile, des vagues de 4 mètres et Patrice Belbeoc'h et toute une autre tripotée qui faisaient mumuse dans les vagues...

Enfin bon, là j'ai peu eu l'occasion d'apprécier les éléments, étant au boulot et peut-être sur le point d'obtenir (enfin) un résultat intéressant... Eh oui, enfin ! Il a bien fallu s'occuper pour ne pas céder à la déprime de retour de France (que voulez-vous, les Lyonnais et les Grenoblois m'ont réservé un accueil formidable et m'ont fait revivre en une semaine tout ce que je n'avais pas vécu pendant un an), et donc j'ai mis les bouchées doubles au boulot... Et maintenant, j'avoue que j'accuse le coup !

Voilà donc, mon retour à Berkeley et sur ce blog (j'espère ainsi calmer les inquiétudes de ma chère sœur au passage), et les raisons de ma si longue absence. Je vais maintenant me reposer de toutes ces émotions en ne faisant absolument rien du week-end (à part peut-être ranger mon bordel, et encore) !

mercredi 2 septembre 2009

Le mixer : suite et fin

Aha ! Vous ne vous attendiez pas a la suite des aventures du mixer, n'est-ce pas ? Eh bien moi non plus. Et il faut bien avouer que la suite est courte, et tragique. La brave et bruyante petite machine nous a quitté hier soir peu de temps après que j'ai confectionné mon smoothie ananas-banane-jus de pomme-lait de coco.

Au cours de cette difficile opération qui consiste à mixer des fruits biens mûrs et des liquides (je rappelle que la brave bestiole est sensée pouvoir piler de la glace), le mixer dont nous avons déjà relaté les aventures explosives s'est mis à expédier des petits bouts de plastique par sa base, et à méchamment pédaler dans la semoule (enfin dans le smoothie ananas-machin-truc). Le mécanisme d'entrainement des pales qui fait la liaison entre le moteur et le récipient s'est cassé les dents (au propre) contre les dangereuses fibres exotiques. Et le mixer dont le moteur encore vaillant, certes, mais dorénavant inutile criait (au propre aussi) de le laisser vivre. Je n'ai pas eu le cœur de le voir ainsi souffrir, je l'ai débranché pour la dernière fois à 20h43, heure constatée pour le décès.

Il repose en paix au milieu des bouteilles en plastique et des boîtes de conserves en partance pour le recyclage, il prendra la route de son ultime demeure lundi prochain(1). Requiescat In Pace.

P.S. J'ai enfin écrit mes cartes postales, elles partiront demain. Les lettres devraient partir d'ici la fin de la semaine !

(1) Enfin si je ne me ravise pas pour tenter de le réparer, mais il faut bien reconnaitre qu'à l'usage, c'était une telle bouse que je pense que j'y gagnerai à en racheter un autre. Il faut croire que Black & Decker savent mieux faire des perceuses que des mixers, allez comprendre !

samedi 22 août 2009

Crapahutage de volcan : Yellowstone

Je ne me suis toujours pas attelé à la lourde (hum hum) tâche d'écrire mes cartes postales (enfin je me rends compte que, toujours aussi doué, je n'en ai pas acheté assez), et donc, pour vous faire patienter, voici un petit récit bloguesque de notre périple familial au parc national de Yellowstone.

Pour vous présenter le tableau, le périple comportait quelques composantes à risque : un voyage de 3200 km aller-retour, camping pendant une semaine, le tout en famille donc, ce qui peut parfois mener au clash rapidement (pensez-vous, depuis 30 ans qu'on se connaît tous, on sait comment se faire tourner en bourrique).

Pour la partie trajet, nous avons donc fait San Francisco - Yellowstone en bagnole. Évidemment, ça prend du temps, mais ça nous a permis de vérifier les dires de mon cothurne et de sa douce : les hôtels-casino du Nevada sont de très bon plans vous voulez dormir pour pas cher (en semaine uniquement, le samedi c'est bondé). Après avoir mis nos montres à l'heure des montagnes, nous avons pu enfin aborder le parc par l'entrée sud (nous étions 4 à vouloir passer par l'ouest, plus rapide, mais papa voulait passer par le sud, nous avons donc pris l'entrée sud). Le but de la manœuvre était de voir la chaine de montagne du Grand Téton (oui, on en a déduit que les trappeurs qui l'ont baptisée ne devaient pas avoir vu de femme depuis longtemps) qui était fort jolie, il est vrai, mais que nous avions prévu de voir au retour...

Bref, ceci étant fait, nous avons pu poser nos tentes dans un camping de Grant Village, à proximité de la majorité des geysers de Yellowstone. Car il faut savoir que dans ce parc, il y a trois grands types de choses à faire, du plus « banal » au plus exotique : faire de belles randonnées, voir des animaux sauvages, voir des manifestations géologiques rigolotes comme des geysers, des pots de boue, des fumerolles, des rivières bouillantes, des coulées de lave ayant formé des orgues, des arbres fossilisés, et j'en passe.

Alors, comme de bons touristes que nous étions, nous avons commencé par le Vieux Fidèle, vous savez, ce geyser presque aussi régulier qu'une horloge, qui évacue quelques tonnes d'eau bouillante toute les heures, à peu près. Bon, je vais faire le blasé, mais il n'y avait pas de quoi fouetter un chat. Par contre, le bassin de geysers et de sources qu'il y avait derrière (upper geyser basin) valait franchement le détour :

TearDrop.jpg

HeartSpring.jpg

MorningGloryPool.jpg

FireholeDrive.jpg

Et puis, le vieux fidèle, il crache peut-être souvent, mais c'est pas impressionnant par rapport à ce qu'on a pu voir du Grand geyser (de loin et sous l'orage, mais ça défrisait quand même (1)) !

Cette première journée nous a ensuite fait voir les deux autres bassin autour de Grant village (midway et lower geyser basins) avec notamment la fameuse source de Grand Prismatic qui valait bel et bien le détour :

GrandPrismatic.jpg

Nous avons ensuite passé les deux jours suivant à faire une randonnée autour du lac Shoshone : « le plus grand lac d'altitude non accessible par la route » - oui, les américains aiment bien dire que c'est eux qui ont la plus grosse... Réserve d'eau d'altitude préservée de la civilisation, bien entendu ! Un coin riant et bucolique, mais affreusement pourri de moustique ! Mais bon sang quelle belle randonnée ! La première journée nous a fait avancer sur un chemin en gravier d'obsidienne au fond d'une vallée verte et pleine de fleurs sauvages. La fin de la marche, bien qu'un peu dure(2) nous a fait arriver à notre campement au bord du lac, où nous avons pu nous baigner avant de flipper sur la possibilité de se faire à bouffer étant donné que le réchaud à essence du beau-frère donnait quelques signes de faiblesse. Mais le beau-frère en question a assuré comme un dieu, et nous a permis d'avoir à boire et à manger juste avant que l'orage n'éclate. Après ça, il n'y avait plus qu'à accrocher les sacs à l'abri des ours, et dormir sur nos deux oreilles.

Shoshone1.jpg

Shoshone2.jpg

Le retour se fit sans encombre, et nous sommes arrivés au parking de fin de parcours en même temps que l'orage(3).

Nous avons alors pu nous diriger vers le bassin de Norris le lendemain, où nous avons conquis une place de camping de haute lutte (et non sans honte pour ma pomme, mais ne nous égarons pas sur les détails douloureux) avant de partir, sur les deux jours suivants, pour les terrasses de Mammoth hot springs(4), le canyon de la rivière Yellowstone (et ses impressionnantes chutes d'eau), ou bien encore la vallée de Hayden, pleine de bisons et d'une louve et son petit, vus à la lunette d'un ranger qui expliquait fort bien la vie de ces gros toutous sauvages. En vrac, ça donnait ça :

Terrace.jpg

FormingTerrace.jpg

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(Dédicace toute spéciale à Pierre D. pour celle là !)

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Canyon.jpg

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Étonnant non ?

Enfin, nous nous sommes dirigés vers la vallée de Lamar, connue pour l'abondance de sa faune (antilope, bisons, ours, loups), et encore une fois, les bisons étaient au rendez-vous (on a même cru qu'ils nous empêcheraient de redescendre de notre balade jusqu'aux arbres fossiles), ainsi que quelques antilopes, un vieux loup rabougri, et peut-être une ourse et son petit vus à la jumelle par mon cher beauf', mais le temps de décrire leur position, ils s'étaient cachés(5). C'est en faisant route vers notre camping final que nous avons étés arrêtés par un attroupement sur la route : six loups faisaient leur sieste à quelques centaines de mètres de là, offerts aux objectifs des appareils et longues vues des touristes et amateurs de faune sauvage... Un vrai régal, d'autant que certains des amateurs sus-décrits laissaient volontiers les touristes regarder dans leur lunette, à la seule condition de garder les loups (qui se déplaçaient) dans le champ de vision du bidule.

FossilTree.jpg

Nous sommes donc repartis le lendemain, non sans passer par le parc de Grand Téton encore une fois où, bien qu'arrivant tardivement, nous avons pu voir quelques castors à l'œuvre(6). Nous en avons aussi profité pour passer voir le grand lac salé, avec en prime un magnifique coucher de soleil sur Antelope island... Enfin, quand je dis « nous », j'avais un mal de tête (ça faisait longtemps) qui m'a un peu plombé la beauté du moment. Mais c'était beau quand même !

TetonRange.jpg

AntelopeIsland.jpg

Je passerai sur les détails du retour, nous avons fini par arriver sains et saufs en Californie, où mes chers visiteurs ont pu préparer la suite de leurs séjours respectifs. Ils se sont vraisemblablement bien plus dans les parcs de l'Utah et de Californie, et m'ont donné encore plus envie de me balader dans ces coins. Promis, je ferai des billets quand j'y serai allé. De toutes façons, il serait dommage de ne pas profiter de tout le matos que ce voyage m'a apporté : une tente, un sac de couchage, deux glacières, une table pliante, cinq chaises pliantes, un réchaud à gaz double feu et une lampe à gaz ! Ah, et bien sûr, le passe annuel pour tous les parcs nationaux des États-Unis !

Moralité : à bientôt pour de nouvelles aventures !

(1) et dois-je vous rappeler que votre serviteur n'a, en général pas beaucoup de cheveux.

(2) presque deux heures de petites montées et descentes dans un bois fort joli, mais qui ne laissait aucun indice sur le moment où nous arriverions.

(3) vous commencez à le comprendre mon "running gag" là, non ?

(4) et sa "boiling river" où nous nous sommes baignés sur les conseils d'un Gnome

(5) on en déduit donc que je suis l'homme qui a vu l'homme qu'a peut-être vu l'ours... En fait c'est même mieux que ça, ma sœur et son mari ont eu tout le loisir d'observer des ours noirs au parc de Yosemite après ça...

(6) castors qui n'avaient rien à voir avec ça

dimanche 9 août 2009

Crapahutage de volcan : Mount Lassen

Alors bon, c'est bien joli les vacances, mais ça ne fait pas avancer le blog (et j'ai aussi plein de cartes postales en retard, bravo) ! Du coup je n'ai pas pris le temps de raconter mon week-end de pré-vacances, passé au parc national volcanique du mont Lassen. C'était une sorte de préambule à mes vacances à Yellowstone car ce volcan actif est beaucoup plus petit que le supervolcan du Wyoming.

Oui, le mont Lassen est considéré comme actif de par le fait qu'il est entré en éruption il y a moins d'une dizaine de millier d'année... En l'occurrence, franchement moins puisque sa dernière éruption remonte à 95 ans. Mais bon, pour le coup, on n'a pas vraiment été effrayés par la bête quand même... Au contraire, votre serviteur se sentait plutôt émerveillé par ces beautés géologiques...

La montagne semblait même plutôt amicale, eût égard au clin d'œil qu'elle nous fit à notre arrivée :

VulcansEye.JPG

Et ce tas de cailloux nous réservait pas mal de jolies choses, j'ai pu, par exemple, faire la connaissance du bruit (d'avion), de l'odeur (d'œuf pourri) et des couleurs (pastel) des fumerolles de Bumpass Hell, lieu de sinistre mémoire pour un cow-boy du 19e siècle, mais pas trop pour nous :

BumpassMudPot.JPG

Cette petite balade, s'est terminée sur un chemin fort bucolique, plein d'arbres, de verdure et de fleurs sauvages. Mais ce n'était que la randonnée apéritive, le plat de résistance (enfin un peu léger, il faut admettre) était la grimpette sur le volcan lui même. Enfin, quand je dis « le volcan lui même », il ne faut pas oublier que les volcans sont légions dans la région, et que Lassen n'est finalement qu'une résurgence d'un volcan effondré il y a 27000 ans, le mont Tehama (qui l'eût fait passer pour un hobbit soit dit en passant), ce dernier étant apparemment responsable d'une bonne partie des manifestation géothermiques de la zone. Mais bref, tout ça pour dire, parodiant Obélix, qu'on avait une belle vue de la haut, sur les environs, mais aussi sur le cratère un peu chaotique de la bête :

CraterChaos.JPG

La bête, d'ailleurs, elle a cette cette là, du point de vue de la zone dévastée par les flots de boue et les nuées ardentes de 1914-1915 (gardons a l'esprit que, bien que joli, ça reste un volcan... Je serais curieux de voir la vallée du Saint Helens, tiens) :

Lassen_Mudflow.JPG

Enfin, pour finir notre week-end, nous somme retournés à une balade plus classique, qui nous a amené aux chutes d'eau de king's creek. Pas les plus impressionnantes que j'ai vues malgré le petit nombres de chutes vues à mon palmarès, mais jolies tout plein, sur une roche noire en escalier, je vous fais juges :

KingsCreekFall2_small.jpg

Enfin, tout ça présentait une belle mise en jambes pour ce qui devait venir par la suite : le parc de Yellowstone, le même genre de choses mais en beaucoup plus grand, et avec des animaux ! À bientôt.

jeudi 23 juillet 2009

Vacances !

Enfin ! Après 9 mois de travail plus ou moins acharné, je m'octroie 10 jours de vacances en famille dans le parc de Yellowstone. Au programme, camping de luxe et rando grandiose (enfin on espère), mais avant ça, 16 heures de route bien tassées.

J'ai du retard dans mes billets, il me faudrait poster mon week-end de randonnée au mont Lassen le week-end dernier, mais ce sera pour mon retour, il y aura du texte et des jolies images. À bientôt !

lundi 13 juillet 2009

La prise de la salle de bain

Non, ce billet ne vas pas vous raconter comment j'ai, de haute lutte, repris le contrôle de la salle de bain après quelqu'invasion de créatures aquatiques ou d'arachnides géants, mais il va vous expliquer des merveilles de la technologie américaine, d'une part, et vous démontrer l'acuité de mon sens de l'observation de l'autre.

Donc la modernité, dans ce beau pays à la pointe des technologies militaires et de la communication, n'a pas vraiment atteint les masses laborieuses. En effet, si j'évoquais il y a quelque semaines l'absence de fraise pour le détartrage de mes quenottes, je n'ai pas encore parlé de la merveille qui me sert de machine à laver(1), ni de l'installation électrique dernier cri. Et donc, aujourd'hui je vais vous raconter les merveilles du va-et-vient "made in USA".

Car voyez vous, le Hibou étant un individu de sexe masculin, relativement âgé (aujourd'hui plus qu'avant hier en tout cas), et ayant une furieuse tendance à pas trop aimer une bonne part de sa pilosité faciale ET crânienne, il a besoin de se raser. Et cela requiert, quand on est aussi peu régulier que moi, une tondeuse pour débroussailler.

Or, depuis maintenant 8 mois que je suis ici, j'ai déjà pesté de nombreuses fois contre la prise à côté de mon lavabo souvent inopérante. Il se trouve en effet que j'utilise une tondeuse achetée en France et qui ne fonctionne qu'avec une tension de 220V. Première trace de modernité, le réseau domestique est en 110V ici. Bon qu'à cela ne tienne, à 20$ le transfo, je ne me suis pas ruiné pour adapter... Seulement voilà, la prise dont il est question ici avait une fâcheuse tendance à sauter dès que je branchais ledit transfo à vide...

Ou pas...

Car s'il est vrai que le disjoncteur de la prise saute souvent, j'ai découvert aujourd'hui que la remise en place dudit 'sjoncteur ne pouvait se faire que lorsque la lumière de la salle de bain était allumée... Et pire, la prise ne fonctionne que lorsque la lumière est allumée. J'ai donc maintes fois maudit ce disjoncteur en vain, le principal coupable de la non-arrivée de courant étant l'interrupteur.

Mais bon, à ma décharge, il faut quand même reconnaître qu'un va-et-vient caché derrière un interupteur "classique" pour la lumière, c'est quand même aussi étrange qu'une machine à laver qui ne chauffe pas l'eau, par exemple... Je sens que je n'ai pas fini de découvrir des choses intéressantes dans ce pays !

(1) chargement par le haut, tambour vertical, pas de résistance pour chauffer l'eau, ce qui implique un choix limité de programmes : chaud ou froid, le programme tiède gelerait sur place une bactérie même pas thermophile (contrairement au défilé)...

lundi 6 juillet 2009

« Bof, ce ne sont que des cailloux et de l'eau »

Et du bois, eût dû ajouter mon cher cothurne, mais, n'ayant pas les mêmes facultés que Glö, nous ne pouvions pas être à Yosemite National Park (où il a eu cette sortie, donc) et Sequoia National Park le même jour... Car il faut dire que la visite de Cothurne et sa Douce a provoqué nombre de jolies balades dans ce bel état de Californie.

À commencer par une visite de quelques hauts lieux du film « The Rock » avec Nicolas Cage et Sean Connery, dont un autre cothurne est un grand fan. Je dédie donc cette photo de l'exploratorium de physique à notre chère Belette (sache que ça me ferait plaisir que tu vinsses le voir de tes propres yeux, soit dit en passant) :

Exploratorium_sm.jpg

Mais les plus belles surprises de cette première promenade ne furent pas des choses classiques comme Alcatraz ou le Golden Gate (à noter d'ailleurs que, d'après le film suscité, il faut environ 2 minutes pour aller de ce dernier au premier en avion de chasse, étonnant non ?), mais bien le bon goût Américain qui, en plus de nous imposer des drapeaux de toutes tailles à tous les coins de rue, nous balance à la vue des taillages de haies rococo à faire vomir tout jardinier qui se respecte (Beatlesman, surtout tiens bon, ça va être dur là) :

Licorne.jpg

Mais le week-end n'étant pas infini, je n'ai pas pu continuer l'exploration de ces perles paysagistiques, et tandis que Boubou et sa moitié poursuivaient leur exploration de la ville, puis de Big Sur, je m'échinais encore une semaine à régler mon expérience récalcitrante (« un jour tu seras mienne, oh oui, un jour tu seras mienne »).

Puis, vint le moment tant attendu de partir pour les parcs nationaux de Yosemite et Giant Sequoia. Après un voyage émaillé par des embouteillages et un arrêt « Burger dans l'Amérique profonde », nous sommes enfin arrivés à destination, dans le noir et sur une musique de Michael Jackson, mort sur les entrefaites. Après avoir pris connaissance des consignes de sécurité dans le camping, nous nous sommes couchés. Oui car il faut savoir que dans ces parcs, il nous fallait avant tout éviter qu'un ours alléché par l'odeur de notre paquet de fromage insipide (ou celle de notre dentifrice, c'est pareil pour un ours) ne vienne fracasser notre Chevi de location, voire notre tente cabine avec nous dedans. Le réveil nous réservait une vue riante sur la Yosemite Fall et la Merced River, juste au pied de notre campement, la classe.

Et comme cette chute d'eau était ma foi fort jolie, nous avons crapahuté dans la montagne pour la voir de plus près. Malheureusement, la montagne dans la vallée de Yosemite, ça grimpe (c'est une vallée glaciaire, très encaissée, avec parfois pas loin de 1000 mètres de paroi rocheuse verticale entre le fond et le sommet) ! Et nous n'avions pas emporté assez d'eau. Après avoir vu le pied de la upper Yosemite Fall, nous avons rebroussé chemin pour aller nous poser au bord d'un lac au pied du Half Dome, qui domine la vallée de Yosemite :

YosemiteFall1.jpg

YosemiteValley.jpg

Le lendemain, autre jour, autre chute d'eau, celle de Bridalveil, qui se tarit, paraît-il, moins vite que les autres cascades de la vallées (il y en a plein sur la « Mist trail » que nous n'avons pas eu le temps de voir). Très touristique, mais aussi très jolie ! Ceci étant dit, le temps tournait et il était temps de partir pour Sequoia National Park.

Bridalveil.jpg

Après un pique-nique encore plus insipide que celui de la veille, nous avons trouvé un charmant motel dans un trou paumé en bord de nationale pour passer la nuit. Je ne suis presque pas ironique, hormis un certain dénuement de toute forme de civilisation ou presque, l'hôtel était propre, climatisé, doté d'une piscine (ce qui est plutôt bien quand, à 22h, il fait encore 40 degrés), et la pizzeria locale était honorable.

Le semi plan loose de l'hôtel fût vite oublié le lendemain, lorsque nous partîmes voir de plus près ces fameux séquoias. Bon, on doit dire que l'on n'a pas été déçus. Et hormis un léger désaccord sur la définition de « être le plus volumineux de la planète », nous avons bien dû reconnaître que quand même, entre un et deux milliers de stères dans un seul arbre, ça force le respect.

Grant_Small.jpg

Bon, je n'ai pas vraiment de bonne échelle à présenter sur cette photo en contre plongée, et donc vous aurez, pour la première fois sur ce blog, une photo de votre serviteur devant l'arbre en question...

Echelle.jpg

Pas vraiment impressionnant hein ? Sauf que l'arbre était à 20-30 mètres derrière moi, et la photographe à 4 mètres devant, étonnant non ?

Bref, tout cela en un seul week-end, c'était superbe ! Et pourtant je dois dire que je reste sur ma faim de ces visites de Yosemite et Sequoia tellement il y a à faire dans ces parcs ! Il me tarde d'aller voir Yellowstone, de crapahuter sur des volcans, ou bien encore de retourner y faire des treks à la moyenne saison.

Pour finir ce billet, je veux dire un grand merci à mon cothurne pour être venu me voir, ça m'a fait grand plaisir, et à charge de revanche à Grenoble et Lyon, pour lui et pour les autres, au mois de septembre !

dimanche 14 juin 2009

Dentiste

Je suis allé chez le dentiste la semaine dernière... Il paraît que l'Amérique est moderne, mais ils n'ont pas de fraise pour détartrer, c'est long ! Et puis je m'étonne d'avoir eu à subir une radio de toute ma mâchoire dent par dent quand un panoramique eût donné le même résultat (mais quelle différence en Curies ? Je ne suis même pas sûr que le panoramique soit désavantageux).

Bref, une première impression qui laisse un doute sur l'efficacité. Enfin, après avoir donc patienté une heure sous les coups de burin infligés à mes quenottes par l'une de ses multiples assistantes, le dentiste est enfin arrivé pour regarder mes radios et mes dents. Mes précédents dentistes n'ont vraisemblablement pas fait un boulot américano-compatible. Trop de plombages dans tous les sens, couronne pas aussi bien implantée que ce qu'il aurait fait lui, trois dents de sagesse encore en place aux abords de ma trentième année (ouin !), mon bon monsieur, c'est pas joli joli...

Bon, il ne veut pas spécialement me refaire la mâchoire hein, juste mettre une couronne sur une dent qui a une drôle de couleur et qui me fait mal bien qu'elle ne soit pas cariée (je suis d'accord, rapport a la douleur) ainsi que sur une dent peu cariée mais tellement plombée que si on en rajoute, elle tombe en morceaux... Eh bien soit, je suis bon pour deux couronnes... Pourvu que ce soit remboursé à 80% plutôt qu'à 50% (ce qui est quand même le minimum). Et puis il me conseille un chirurgien pour les trois dents de sagesse... Oui, bon là on verra hein, c'est pas si pressé...

C'est que le dentiste en question, s'il jouit d'une excellente réputation chez les pignons de pin (mes collègues quoi), m'a l'air de pas mal pousser à la consommation, et cette impression commerciale est renforcée par le fait que je me suis vu refilé à la fin de la consultation tout un tas de produit dentaires de marques plus ou moins connues (plutôt plus que moins d'ailleurs) estampillés « Mr Machin, D.D.S. »...

Ah là là, le choc des cultures dentaires contre mes dents pourries... Ça me rappelle un nanard tiens !

Quelques photos

Comme promis, voici quelques photos prises au hasard de mes tribulations ces derniers mois (c'est à dire pendant que ma chère sœur était là, voire avant). Rien de bien particulier, juste parfois la sensation d'avoir réussi à encadrer ce que mon œil voulait voir...

Commençons avec quelque chose de bien Américain : un joli stade de football du même nom, aux couleurs locales...

PanoStade_Petit.jpg

Puis, une photo de nuages qui donnaient un petit air majestueux au soleil.

SoleilNoir.JPG

Cet arbre (un magnolia ?) que j'ai trouvé très beau baignant tranquillement dans la lumière du soleil.

Illumination.JPG

Et enfin, la fameuse coccinelle dont je parlais ici.

Coccinelle.jpg

Et l'autre jour, je me suis fait narguer par un geai d'un bleu éclatant... Mais un jour je l'aurai (en photo, bien entendu) !

jeudi 4 juin 2009

Billet en retard...

Force est de constater que je n'ai pas été très actif sur ce blog dernièrement. Les raisons à cela sont multiples, et aucune n'est suffisante pour expliquer mon manque de communication. Néanmoins, j'avais écrit ce billet il y a deux semaines, après une discussion avec un collègue de l'association PUP. Sur le coup, j'ai trouvé ce message trop déprimé(ant) pour le publier, mais après cette constatation sur mon manque de « fidélité », vous auriez peut-être des choses à me raconter sur cette façon de penser. Donc voici ce billet en retard, il y en aura d'autres d'ici ce soir.


Qu'est-ce qui différencie le parfait inconnu de la connaissance et de l'ami ? C'est la question que je me pose en ce moment, parce que je me rends compte qu'après 6 mois passés ici, je n'ai pas l'impression d'avoir beaucoup d'amis, ou alors pas au sens où je le conçois.

Je me pose cette question suite à une conversation qui a eu lieu ce soir à la sortie de San Quentin avec deux de mes collègues de l'association. La question était a l'origine de savoir comment je me sentais après 6 mois passés aux États-Unis. Ma réponse se borna à dire que ça allait, mais que je me trouvais un peu en manque d'amis. Entendant cela, l'un d'entre eux me propose alors d'aller à une soirée d'anniversaire où, dit-il, j'aurais eu autant à manger que chez moi, mais avec des amis en plus.

J'ai décliné la proposition parce qu'il m'eût paru étrange de me trouver à la soirée d'anniversaire d'une personne que je ne connais pas. De plus, je ne m'estime pas comme un être suffisamment exceptionnel pour que, me trouvant au milieu d'un tas d'inconnus qui ont tous un intérêt certain les uns pour les autres mais aucun pour ma pomme, je m'impose à leur conversation en disant : « Eh les gars, je suis un type trop bien, vous avez envie de me connaitre ! »

Mais cette phrase m'a sacrément titillé le cortex. S'il est évident que je n'eusse pas trouvé le moindre ami à cette soirée, et qu'il m'eût été difficile d'allonger la liste de mes connaissances, ça a généré cette réflexion dans ma pauvre cervelle (un peu agitée dernièrement, il faut bien l'admettre).

Donc, par quel processus passe-t-on du statut de parfait inconnu au statut de connaissance ou d'ami chez le Hibou ? Et qu'est-ce qui définit lesdits statuts ?

Alors pour les connaissances, dans mon esprit, c'est facile, c'est une personne qui a été introduite et réciproquement. J'ai l'impression que votre serviteur n'a que deux modes pour ça : soit par une introduction via une autre connaissance, au cours d'une soirée où l'on n'a pas été invité par exemple, soit par la force des choses, au cours de fréquentations régulières d'un même lieu (boulot, enseignement en prison, planche à voile...). Je me demande quels sont les divers protocoles observés par les gens un peu moins parasociaux que moi. À part ça, on fait quoi avec une connaissance ? On discute, on va boire un verre, et plus si affinités...

Sauf que j'ai l'impression que ça ne marche pas si bien ici. J'ai souvent constaté qu'une personne « introduite » (parfois à plusieurs reprises) m'oubliait d'une semaine sur l'autre. L'américain moyen a-t-il une mémoire de poisson rouge ? Ou est-il juste embarrassé de ne pas se rappeler du prénom exotique de ce foutu type chauve ?(1) Toujours est-il que le statut de connaissance s'en trouve fortement perturbé puisque la réciproque évoquée dans la première phrase du paragraphe précédent semble compromise... Ce qui compromet aussi la suite (le « et plus si affinités »).

Moralité, j'ai l'impression que l'énergie d'activation pour se faire des amis ici est plus grande... Ou alors, c'est tout simplement qu'un adulte dans le vrai monde (i.e. pas dans le cadre « serré » des études en école) a autre chose à foutre que de se rappeler de tous les inconnus qui lui ont un jour adressé la parole et dont il est sensé connaitre le prénom (et vice versa).

Car ce « et plus si affinités » est, me semble-t-il, le début de ce qui mène vers l'amitié. Un ami c'est une connaissance avec qui j'ai des affinités. Pour du cinéma, de la BD, des sujets de conversation, des activités sportives etc. Chez le Hibou, l'appartenance au même environnement de travail peu diminuer l'effet de ces affinités. Il y a par exemple dans mon labo une personne avec qui j'aime beaucoup discuter, faire des jeux de plateau et randonner, mais que je n'arrive pas encore à inviter « comme ça », parce que je trouve que je la vois suffisamment par ailleurs. Le passage de la connaissance à l'ami est donc assez flou et requiert plus ou moins de temps.

Et sinon, on fait quoi avec des amis chez un breton exilé ? Bah on pratique les activités suscitées(2) avec la satisfaction de pouvoir échanger nos points de vue sur une même expérience, ce qui est toujours agréable. Quand on est un bon ami (ce qui n'est pas mon cas vu que je ne communique que très peu hors de ce blog), on communique aussi pour partager les expériences non vécues en commun... Et puis parfois, il y a un peu plus que tout ça, mais je ne saurais pas le définir, et puis ça met du temps à se sentir.

(1) auquel cas, je ne saurais le blâmer, il m'est bien arrivé de ne pas me rappeler du prénom d'une personne chez qui j'avais dîné... Je n'ai pas évité la conversation pour autant ceci dit...

(2) quand on peut, c'est à dire quand on ne se trouve pas à 9000 bornes les uns des autres

Edit : Bon, en fait je vais publier mes deux autres billets dans le courant de la semaine pour ne pas passer de l'absence de blog à la saturation... Mais ne vous inquiétez pas, lesdits billets sont écrits !

lundi 25 mai 2009

Le Génépi à l'américaine

Petit prélude à l'attention des égarés de google atterris en ces lieux après quelque clic hasardeux (je me demande encore comment il se fait que quelqu'un cherchant « chatouiller concombre magnétique » ait pu s'échouer sur ma prose quelque peu éteinte ses derniers temps). Ce prélude, disais-je, a pour but d'éviter une lecture aussi pénible qu'inutile à leur recherche aux cuisiniers expérimentaux (j'ai beaucoup aimé le « Breton au poireaux et les Orléanaises ») ainsi qu'aux fêtards recherchant des alcools exotiques. Ce billet ne traite pas d'alcool fort et des manières de l'utiliser outre-atlantique, mais de la cousine Californienne de l'association GENEPI (groupement pour l'enseignement aux personnes incarcérées) le prison university project (ou PUP pour les intimes).

Résumé des épisodes précédents : après avoir donc poussé la porte du Genepi (il était temps après 4 ans d'école et 2 de thèse) l'an dernier, et ayant trouvé l'expérience enrichissante, j'ai, comme vous le savez d'après mes précédents déboires décidé de persévérer dans cette voie, mais les pieds dans le Pacifique pour voir si les prisons y étaient mieux qu'en France(1).

Et donc, après avoir manqué deux journées de formation, j'ai enfin pu faire le nécessaire pour avoir l'autorisation de faire du tutorat de mathématiques, tutorat qui a commencé mercredi dernier.

Et bien, par rapport à ce que j'ai vécu à Perrache, c'est éprouvant ! C'est que l'organisation n'est pas tout à fait la même. L'an dernier, je préparais un cours qui durait environ deux heures et demie, et je ne m'occupait que d'un détenu. Ici, point de cours à préparer, l'intervention dure deux petites heures, mais ce sont 50 détenus à gérer à cinq volontaires. Et c'est qu'ils sont demandeurs et motivés les bougres ! Pas une minute de pause, toujours une explication à donner, une correction à faire, debout à courir à droite et à gauche entre les deux salles de classe !

Autant vous dire que j'ai eu un gros coup de barre en sortant. Mais c'est très satisfaisant aussi comme intervention. Ici, le résultat est immédiat puisqu'ils viennent avec des questions précises, et la réponse est immédiate, contrairement au processus de construction d'un cours, qui est beaucoup plus lent et plus frustrant quand on n'a que le tiers de l'horaire hebdomadaire nécessaire(2).

Mais donc voilà, ma lutte contre l'adversité a enfin payé. J'aime beaucoup cette façon de se rendre utile à la société.

(1) Ce qui, étonnamment vu que nous avons l'un des deux pires systèmes carcéraux d'Europe, est loin d'être le cas...

(2) Néanmoins, je pense que sur le long terme, un cours (quasi particulier de surcroît) doit apporter plus de satisfaction des deux côtés...

lundi 18 mai 2009

Technologie

Si on m'avait dit que mes cours de technologie de collège me serviraient un jour dans mon vrai boulot, je ne l'aurais pas cru. Il faut dire qu'il y avait mésentente dès le départ, le cours de technologie étant le seul de toute ma scolarité à m'avoir valu une heure de colle, et ce dès le premier trimestre de 6e. Mais voilà, il fallait bien en revenir, et 18 ans plus tard (18 ans ! Pffffff), je me retrouve à souder et dessouder des composants sur un circuit imprimé sur une plaque d'époxy.

Par contre les souvenirs plus récents de physique de prépa qui pourraient m'aider à calculer le fichu diagramme de Bode de mon circuit, ceux là restent bien cachés...

Mais bref, j'ai passé ma semaine (incluant quelques soirées et une partie de mon week-end) à monter un sonde de RMN pour les besoins d'une expérience d'imagerie que nous nous apprêtons à faire. En fait ladite expérience eût dû commencer en début de semaine, mais nous avions sous-estimé notre destin farceur (decrescendo) et nous avons donc lutté toute la semaine avec des problèmes de mise à la masse et d'adaptation d'impédance (comme quand vous faites cracher les Watts à vos haut-parleurs, mais en plus petit).

Au final, nous n'avons toujours pas la bonne impédance (mais on n'a plus de problèmes de masse, c'est toujours ça), il nous manque encore une vingtaine de décibels à la fréquence « qui va bien »... Bref, je sers la science et c'est ma joie ! Pour me consoler de tous ces soucis, je me suis acheté "Space Dealer" en prévision de la soirée jeux du labo, jeudi prochain, puis je suis allé « voir » la faille de San Andreas au parc National de Point Reyes (ainsi que parfaire mon bronzage paysan). Dommage qu'en rentrant j'aie réalisé qu'encore une fois, la météo avait menti, mais dans l'autre sens par rapport à la semaine dernière...

samedi 2 mai 2009

Journée de merde...

Ah là là, quinze jours que je ne donne pas de nouvelles et je vous reviens pour pigner, grincher, vous raconter mes malheurs, bref, pas pour poster un billet très enjoué... Enfin, n'exagérons rien, je ne suis pas au 36e dessous non plus, j'ai eu juste quelques pépins aujourd'hui, rien de bien grave, et j'ai été assez peu motivé pour écrire ces derniers temps pour cause de sevrage d'hyperactivité forcé par ma mimine en vrac et le départ des mes visiteuses Orléanaises.

Enfin, la mimine commence à se porter mieux, même si mon articulation est encore un peu raide et mes muscles fléchisseurs encore un peu faibles pour tenir un wishbone, je pense (tout en respectant les recommandations de mon orthopédiste) pouvoir aller taquiner la brise d'ici une semaine...

Mais revenons-en à cette soit-disant journée de merde, qui a ceci de remarquable que, dès le lever, j'ai su qu'il eût mieux valu que je restasse couché. Oui, car une vraie bonne mauvaise journée se doit de commencer par un mal de crâne... Puis enchaîner avec une carie découverte alors que je mastiquais mon pain-beurre (salé, faut quand même pas pousser)...

Vînt ensuite le départ pour le boulot, où, après avoir perdu un peu de temps à photographier une coccinelle sur le montant de ma porte (bon augure, mon œil), je me suis fais engueuler par une voisine de qui je suis passé un peu trop près (à pieds, je tiens à le préciser quand même !) parce que j'avais eu l'outrecuidance de croire quelle m'avait vu en sortant de chez elle (il faut croire qu'un téléphone collé à l'oreille, ça rend aveugle) : "You scared the shit out of me!"...

Arrivant au BART, troublé que j'étais par tous ces petits tracas, je commençai alors à me demander si j'avais bien fermé ma porte à clef. C'est la vision du train partant sans moi qui m'a décidé à faire demi-tour pour aller vérifier que ma porte était bien close suivant les règles de l'art (ce qui était le cas). En retournant vers la station, v'là-t-y pas qu'il se met à pleuvoir, puis, une fois arrivé, je me rends compte que, pendant cet aller-retour, j'ai perdu mon ticket de BART sur lequel il me restait 18$... Tout ça pour prendre une coccinelle en photo.

Le reste de la journée s'est passé a manutentionner des bouteilles de gaz pour une partie, et m'user les yeux à essayer de connecter une prise BNC à un câble coaxial pour me rendre compte en fin d'après-midi qu'il y avait tout un tas de vieux câbles prêts à l'usage...

Ma main nouvellement libérée me permettant de faire des pâtes à tarte, rentrant chez moi, j'ai voulu me réconforter avec une tarte aux poireaux-chèvre... Les poireaux étaient montés(1) !

Alors ami lecteur, VDM ou TLBM ?(2)

(1) et j'ai pu grâce à cela faire cette remarque (statistiquement insignifiante puisque mon échantillon se limitait à quatre poireaux) que c'étaient les plus petits poireaux qui étaient le mieux montés...

Ce jeu de mots pourri (et graveleux) a pour but affiché d'enrichir les statistiques google de ce blog, la seule requête incongrue que j'ai eu jusqu'à présent est : « magasins specialises papier toilette »

(2) Pour ma part : JLBM en fait, j'avais qu'à rester couché puisque je savais que ça partait mal...

mercredi 15 avril 2009

Du vent dans les câbles (ou comment faire chanter un pont)

Étant envahi par des touristes Orléanaises, j'ai passé quelques temps à découvrir de nouveaux endroits fort sympathiques (et c'est là que je réalise que j'ai choisi le seul endroit que je connaissais déjà pour inspirer mon titre).

Donc parmi les petits bijoux méconnus des touristes européens, la zone des parcs de Big Sur (pas nationaux, mais ça n'enlève rien à leur beauté) est un phénoménal bout de côte traversé (si tant est qu'une route côtière puisse vraiment traverser un parc) par la fameuse highway 1, route pittoresque s'il en est !

Nous avons donc pu profiter de la côte sur la route et nous eussions aimé profiter de l'intérieur après cela, mais les incendies passés ont rendu les chemins instables et au lieu de randonnées vers les montagnes côtières (il y en a une qui fait 1600 m à seulement 4.8 km de l'océan), nous sommes allés nous faire faire un peeling au sable et aux embruns par un vent de force 8 environ sur la Pfeiffer beach.

Mais avant cela, nous n'avions pas omis de voir l'un des plus beaux point de vue du parc sur la chute d'eau de McWay :

McWay.JPG

Et en prime, un joli geai buissonier est venu nous faire son show, et nous avons pu le mitrailler (au sens photographique du terme, je ne suis pas devenu Américain à ce point !) proprement :

Geai_Buissonier_M.JPG

GeaiBuissonier_2_M.JPG

Dommage que son cousin dit "de Steller" soit plus timide...

Steller_M.JPG

Autre lieu, autre ambiance, nous avons visité aujourd'hui les alentours du Golden Gate, à savoir le pont qui porte ce nom (mais que je connaissais déjà un peu donc), ainsi que le Golden Gate park.

Le premier point était un passage obligé pour nos sages-femmes en vadrouille, et nous a permis de nous faire de nouveau masser la face par un vent de nord-ouest bien méchant, ainsi que de voir trois type de mammifères différents jouer dans les vagues : phoques, dauphins et humains... Nous avons pu constater deux types de résonances sur le pont : le vent dans les cables faisait un sifflement grave (le chant du pont) et le tablier central semblait osciller suivant une harmonique d'ordre deux...

Le Golden Gate Park (qui n'est pas attenant au Golden Gate bridge, celui là c'est le Praesidio) est un grand parc dans le genre de Central park (je n'y suis jamais allé mais je sais que c'est la même personne qui l'a conçu). Plein de jolies choses, des fleurs, des écureuils (d'un gris différent de ceux de l'autre côté de la baie), et encore des geais buissoniers, des lacs artificiels et des tas de choses non vues qui appellent à revenir (et notamment le De Young Museum avec des toiles de Hopper dedans, j'ai hâte de voir ça !)... Bref, un bon moment passé dans cette ville que je trouve décidemment bien jolie...

dimanche 5 avril 2009

The Dim Sum experience

Bon, suite à un départ en conférence, et une faiblesse assez déprimante du signal wifi dans ma chambre, je n'ai pu poster de billet la semaine dernière. Suite à une invasion de sage femmes j'ai assez peu de temps pour vous raconter cette expérience culinaire qui précéda de quelques heures la blessure qui a provoqué le précédent billet.

Mais donc, à l'initiative de ma cobureaute chinoise, nous étions allés ce samedi 21 mars manger entre collègues dans ce type restaurant chinois. Alors moi, pauvre petit européen ne connaissant que les nems, poulet au curry et riz cantonnais, j'en ai pris plein la vue et les papilles.

Déjà, le principe est très différent du restaurant "classique" : on y va pour un brunch, et on ne fait pas de commande, les plats viennent tout seul à la table, charge aux connaisseurs (en l'occurrence Xi) d'accepter ou de refuser. Le fait d'accepter provoquera donc le transfert du plat "cible" du chariot vers la table, ainsi que l'apparition d'un coup de tampon sur la feuille d'addition sur la table. Bref, une vraie machine à explosion d'estomac, et accessoirement de portefeuille (les prix peuvent varier du simple au triple suivant les restaus)...

DimSum2.JPG

Au niveau culinaire donc, c'est pour beaucoup des variations sur les raviolis (vapeur, frits, grillés, fruits de mer, viandes et j'en passe), avec pas mal d'autres spécialités "comme on n'en trouve pas chez nous" (comme des pieds de poule confits, succulent !), avec du thé à volonté, et de temps en temps un petit dessert (qui n'empêche pas de s'envoyer du canard frit juste après)...

Bref, San Francisco est sans aucun doute beaucoup plus proche de l'Asie que ma cité du Ponant natale ! J'espère bientôt découvrir la cuisine Coréenne, Thaïlandaise, Japonaise, Viet-Namienne ou autre...

DimSum2.JPG

dimanche 22 mars 2009

Les chevilles (et le majeur gauche) qui enflent...

Aujourd'hui, on m'a dit :

« Toi, tu seras un bon véliplanchiste... Si tu meurs pas avant ! »

Pas de problème grave, ne vous inquiétez pas, juste une grosse entorse au majeur gauche... Enfin je pense, j'ai pas vu de docteur pour l'instant, juste un étudiant en médecine qui trainait là et qui m'a dit que ce n'était pas cassé, ce dont je me doutais déjà vu que je pouvais, et peux toujours, bouger mon doigt presque normalement.

Mais à part ça, sortir surtoilé (note pour l'avenir, le vent à tendance à monter en fin de journée ici) ça fait des sensations (en mal donc, mais vachement plus en bien en fait), mais il va falloir que j'apprenne à être un peu moins présomptueux sur le choix de mes voiles...

lundi 16 mars 2009

Prendre le bus aux États-Unis

C'est donc à 22h, après avoir pris un bain bien chaud pour me détendre d'une après-midi sportive que je me rends compte que je ne vous ai pas écrit mon billet à-peu-près-hebdomadaire.

Et pour cette semaine, vous aurez donc le droit à mon second plantage de journée d'information pour le prison university project, qui est, qui l'eût cru, le GENEPI local. La première fois que j'avais manqué le coche, c'était de ma faute et je l'assume pleinement. Pour ce coup là, je veux bien accepter une part de responsabilité, mais les compagnies de bus Américaine ne sont pas pour rien dans ma double boulétisation.

Pour vous situer un peu le contexte, je devais prendre le BART jusqu'à la fin de la ligne, Richmond, à deux stations de chez moi, puis prendre la ligne de bus dont le numéro est la réponse à la grande question sur la vie, l'univers et le reste qui m'eût ensuite permis de traverser la baie dans le sens trigonométrique afin de me retrouver à la prison de San Quentin (où jadis Johnny Cash donna un concert, soit dit en passant). « Bref », me dis-je, « rien de bien insurmontable, ça ne devrait pas prendre plus d'une demi-heure ». Connaissant ma forte propension à rater les choses les plus simples (comme mixer une soupe par exemple), je pris une heure pour faire bonne mesure...

J'arrive donc à Richmond un quart d'heure après avoir quitté mon domicile, et là, première galère : impossible de trouver le bus 42. Les arrêts 72, 800, 74 et 76 répondaient présent, mais pas d'arrêt pour le 42. Je tourne, regarde tous les arrêts possibles (mais pas les bus, sinon j'eusse vu passer le fameux 42), puis je me décide à demander ma route à quelques personnes qui attendaient d'autres bus. J'évitais soigneusement les personnes qui semblaient trainer dans le coin sans but, une de mes collègues m'avait dit deux jours plus tôt que la station RIchmond, si je m'y retrouvais par hasard, il ne fallait pas sortir et prendre dare-dare le BART retour... Gulps !

Il fallait attendre à l'arrêt pour le bus 72, logique non ? Et le temps de trouver ça, il était environ 12h30... Dommage, le bus 42 passait à 12h23, à raison d'un bus par heure le week-end, eh meeeeerde... J'appelle le bureau de l'association afin de prévenir de mon retard. Je me trouve alors nez-à-nez (ou plutôt oreille à puce électronique via un haut parleur) avec un serveur vocal sibyllin qui me demande d'appuyer sur un bouton pour joindre machin, bidule ou truc, puis se contrefout de mon appui et recommence sa rengaine (voir la chanson LAMC de Tool sur l'album Salival. Il semblerait que je ne sois pas le premier à qui ça arrive). Perdant patience j'ai appuyé beaucoup sur le bouton 3, ce qui m'a donné accès au répondeur de quelqu'un, j'ai donc pu savoir qu'une de ces personnes n'avait pas reçu de message... Énorme !

Me voilà donc patientant, en compagnie de la personne serviable qui m'avait indiqué le bon arrêt et les horaires et qui devait aller voir son mari en prison. Elle a malheureusement fini par perdre patience dans cette attente de bus. J'ai trouvé ça un peu triste de savoir que son homme l'attendrait sans doute en vain...

Bref, le fichu bus finit par arriver. Je monte, « - Vous allez où ? - À la prison de San Quentin. - C'est 3.75 $ ». Je tends donc mon billet de 20 dollars, et là, damned, j'apprends qu'on ne rend pas la monnaie dans un bus de cette compagnie... Une autre personne serviable me fille toute sa bicaille plus 3 billets de 5 contre mon 20$, j'y perds, mais au moins je suis dans le bus...

Celui-ci démarre, et fait son petit bonhomme de chemin, traverse la baie... N'ayant pas vu le signal habituel sur les bus de Berkeley pour demander l'arrêt (une petite corde sur le côté pour sonner une cloche du côté du chauffeur, modernité quand tu nous tiens), je me dis que le chauffeur a dû retenir l'endroit où je descendait (puisqu'après tout je payais en fonction)... Je vois passer la prison... Je ne vois pas le premier vague panneau qui ressemble a un arrêt de bus, (mais rien à voir avec ceux qu'il y avait du côté de Richmond), j'en laisse passer un deuxième, et c'est après que je me décide à demander à une dame comment on arrête ce sacrebleu de chauffeur à mémoire courte... Il y avait des bandes jaunes dans un style décoratif qui servaient à ça (un bouton rouge, ça vous dit pas ? Non ? Bon...)... J'arrête donc le bazar, change de trottoir et attend le bus suivant (encore 1/2h) et me retrouve à la prison à 14h30 (j'avais rendez-vous à 13h aux bureaux de l'association, que je croyais naïvement être dans la prison). Le portier ne sait tout d'abord pas ce que c'est que ce "Prison University Project", puis finit par tilter, essaye de les appeler... Rien.

Je retourne donc prendre le bus, me demandant si j'avais rêvé le "nos bureaux sont face à l'arrêt de bus de la prison de San Quentin" lu dans un mail... C'est en rentrant chez moi, et regardant ledit mail que je me suis rendu compte que l'arrêt San Quentin "aller" n'est pas au même endroit que l'arrêt San Quentin retour... Et qu'il n'y avait donc aucune raison d'aller vers la prison, qu'il eût fallu lui tourner le dos, passer sous l'autoroute et faire 500 mètres vers le nord...

Caramba ! Encore raté !

lundi 9 mars 2009

Printemps !

Et comme c'est le printemps qui revient (et que Lasticot réclame des photos), je suis d'humeur généreuse, et je vous propose quelques vues prises cette semaine.

Commençons par ce rongeur tant attendu, un petit écureuil pas trop rassuré de me voir descendre de mon workshop sur les déclarations d'impôt au LBNL (un cauchemar soit dit en passant) :

Ecureuil.JPG

Puis des piafs dans le plus pur style punk (avec une crête et fort colorés), tout aussi peu rassurés, pour les mêmes raisons (bon, la photo n'est pas très nette, mais j'ai dû faire vite, ils étaient timides ces zozios) :

OiseauxBleus.JPG

Une vue du plan d'eau (à marée basse donc) où je fais mumuse habituellement (bon, j'ai quand même passé le test de gréement aujourd'hui, il ne reste plus que celui de navigation) :

PlanEau.JPG

Enfin, printemps oblige, une jolie fleur d'une plante grasse (visible aussi sur la photo précédente) que je ne connais pas (après les entomologistes, je ne cracherai pas sur l'aide d'un botaniste) :

Fleur_PG.JPG

Voici donc les beaux jours qui reviennent, l'inconvénient de cette période est le changement d'heure qui me fait disparaître une heure de ce week-end... Mais les soirées ne seront que plus longues, ce qui n'est pas un mal non plus ! Sur ce, il me faut préparer mon repas de ce soir et écrire une lettre pour féliciter une jeune maman...

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